Tout d’abord : je ne suis pas une spécialiste de la Tunisie, mais l’hasard de la vie a fait que j’y étais la veille avant que le jeune Mohamed Abou Azizi s’est immolé, geste qui a conduit les citoyens du pays à se libérer de leur président Ben Ali et son clan.
Autre fait du hasard : j’y étais pour parler des médias sociaux dans le domaine du tourisme, devenu première filière de revenus pour la Tunisie depuis des années 70. Ces mêmes réseaux sociaux qui ont contribué à la “Révolution du Jasmin” qui s’y est déroulée en janvier 2011.
Lors des rencontres avec des acteurs touristiques à Tunis, mi-décembre 2010, j’ai relevé plusieurs facteurs de blocage pour un développement touristique “naturel” et stable, pourtant extrêmement nécessaire pour un pays qui perd 4% des parts de marché annuellement et qui a bâti une bonne partie de son économie sur ce secteur. Cet article est une recherche pour trouver des perspectives d’un nouveau tourisme Tunisien “d’après la révolution”.
La “virtualisation de notre environnement” n’a pas été retenu comme “probabilité” lors de nos réunions (2008) pour le Groupe Prospective pour le tourisme en Poitou-Charentes en 2025 et on a eu tort ! Je me reprend : ce n’est déjà plus une probabilité, c’est une réalité.