Pourquoi ne demandons nous pas aux jeunes d’apprendre aux profs ?

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Je suis une fan absolue des conférences de TED (”Ideas Worth Spreading” : Idées qui méritent d’être diffusées). Le 20 novembre, j’ai essayé de partager un peu de cette excitation lors des TEDxAmsterdam. Vous pouvez regarder sur http://search.twitter.com avec le mot clé #tedxams pour voir le flux qui s’est produit lors de cette conférence, et vous trouverez des commentaires de moi en français. (Car au fond de moi j’espère bien évidemment que le TED se déroulera à Paris un jour, ou, encore mieux : en province, comme pour souligner les pensées “out of the box”.)

Et à chaque fois je suis particulièrement touchée par les conférences de Pranav Mistry, qui a inventé le “Sixth Sense”. Aujourd’hui, j’ai regardé une conférence récente de ce jeune inventeur (cf le vidéo ci-dessous – il n’existe pas encore en français, mais les images sont parlantes !).

L’espoir et la vision sur le tandem “technologie – humanité” qui émanent des paroles et de la personne de Pranav Mistry sont, en ce qui me concerne, de véritables enjeux pour l’avenir.

Apprendre à interpréter le web
Ce vidéo m’a fait penser qu’il est infiniment dommage que nous ne demandons pas à nos jeunes d’instruire leurs professeurs dans la lecture de ce qui se passe sur le web. Car on parle beaucoup de “il faut leur apprendre à interpréter”, mais puisque la majorité des professeurs ne sont pas des habitués du web pour commencer, il est improbable qu’il soient capables d’apprendre à interpréter aux autres…

Experts vs amateurs
Une des caractéristiques du web 2.0 est la disparition, ou encore, une autre définition des concepts “expert”
vs “amateur”. Ce sont de véritables questions qui méritent un peu plus d’attention que de simples “il faut que..” ou “yaka…”. Enjeux, opportunités, changement de métiers, bref, il y a de quoi s’intérroger.

Dans l’enseignement, le professeur est la personne “experte” et l’élève la personne qui doit apprendre. L’enseignant se trouve dans encore beaucoup de cas devant la classe, les élèves côte à côte, dans les rangs. Debout vs assis. On est comme dans une émission téle, en quelque sorte. Les professeurs demandent une attitude active des élèves, mais les télés ne le permettent pas vraiment.
Les élèves, de leur côté, sont habitués à faire de l’interaction, du partage, du collaboratif, avec leurs petits écrans : téléphones mobiles et ordinateurs.

Ils sont les experts dans l’utilisation des outils qui permettent aller sur le web. Ils sont, pour une bonne partie, également des experts du web : ils sont contributeurs, lecteurs, ils partagent, ils créent, ils vivent une partie de leur vie en ligne.
Les professeurs n’ont pas vraiment la culture du web *). Certes, il savent utiliser un ordinateur, mais ça reste pour beaucoup d’entre eux une machine en dehors de leur expérience physique.

Il me semble donc qu’il y a là une énorme chance de faire avancer les choses, pour ceux qui l’osent ! Osent se mettre ouvertement dans la position de l’élève, de celui qui a à apprendre. Qui ose faire des erreurs, des faux pas. Partager les succès et passions pour ce qui se passe sur le web.

Le plus grand plus dans cette histoire ?
Du respect mutuel, l’apprentissage de comment devenir adulte (car portant des responsabilités) et la possibilité que les professeurs pourront véritablement discuter avec leurs élèves sur le web à long terme, les responsabilités en ligne, la lecture des signes, l’interpretation. Offrir une ouverture aux élèves comme aux professeurs.

*) Excusez-moi pour ceux qui sont professeurs/enseignants ét expert du web :-) .

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