Santé 2.0 : le défi lancé aux mutuelles pour une nouvelle innovation, 60 ans plus tard !

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La première scène se déroule devant une mutuelle, lundi soir : une voiture, et un dircomm, un responsable Internet, un responsable marketing et un responsable service santé montent à Paris, où une conférence sur la nouvelle approche de la santé se déroulera.  Mais d’abord un bon diner et une soirée sympa. Ensuite, ils y passent deux jours et retournent avec pleins d’idées, qu’ils vont rédiger dans un rapport (avec leurs connotations “+” et “-”) afin d’en parler aux responsables et de voir ce que ce mouvement pourra faire pour eux.

La deuxième scène se déroule très tôt, mardi matin, Place de la Brèche : un car stationné et une cinquantaine de personnes se rassemblent – responsables marketing, communication, Internet, santé de toutes les mutuelles à Niort, mais aussi des directeurs d’agence, des assurés habitués des hôpitaux, quelques médécins, infirmières et responsables de l’hôpital de Niort. Ils ne se connaissent pas vraiment, à part quelques-uns qui ont passé une journée de formations aux réseaux sociaux ensemble.

Objectif : une conférence à Paris, sur les enjeux et nouvelles approches de la “Santé 2.0″. Pendant ces deux jours denses d’impressions et de contacts, ils rentrent le mercredi soir et se sentent tous concernés : ils se connaissent mieux, tous avec leurs histoires et parcours, et de nouvelles idées sont en gestation.  La première entre elles : rester en contact, organiser des rencontres style “prospectives” et réunions informelles pour essayer de formuler de nouvelles tendances et pour voir comment ils pourront contribuer à ces changements !

A l’heure où les français se battent pour plus de gendarmes dans les rues, plus d’enseignants dans les écoles, plus de personnel dans les hôpitaux… il est temps de découvrir un mouvement international qui se bat pour… une réorganisation profonde de la “filière” santé qui mènera peut-être à moins de moyens mais déployés différemment. Ce mouvement s’appelle “Health 2.0″, ou “Santé 2.0″ en français et une conférence sera organisée à Paris, les 6 et 7 avril prochains. Cliquez ici pour l’invitation à cet évènement intéressant, ouvert à tous ceux qui s’intéressent à la santé.

Le monde a change… ou bien c’est ce que je pensais
Je passe ces jours-ci plus de temps dans un hôpital que j’aurai préféré et l’observation des méthodes et moyens m’ont surpris : on se plaint qu’il y a trop de travail (visible d’ailleurs, à travers des piles de dossiers dans des tas sur chaque bureau), mais on attend tous tranquillement notre tour pour compléter des dossiers administratifs  ?

Sérieusement : compléter un dossier au secrétariat et ensuite être envoyée dans le hall d’entrée pour un autre dossier pour votre admission… en 2010 ? Je rêve, je pourra le faire à la maison et le déposer sur un espace de travail collaboratif, ou quelque chose de ce genre. Mais je commence aussi à comprendre pourquoi les hôpitaux ont besoin de plus d’argent. Plus de gens dans les hôpitaux + pas de changements de méthodes = plus grand besoin des moyens.

Je ne dis rien sur le personnel : super sympa, gentils, rassurant. Mais une organisation datée qui transpire des gens surmenés. Dommage.

Santé 2.0 : à quand les services de la filière santé orientés client ?


La santé se met au 2.0 (si, si…) from Jean Michel Billaut on Vimeo.

“Santé 2.0″ est plus qu’un mouvement qui réfléchit sur les “process”, mais disons que cette notion fait partie de notre vécu dans un hôpital.
Dans le monde du Web 2.0, au final, le client crééra le produit avec le fournisseur. Le fournisseur s’organise en ligne pour écouter sérieusement les besoins des clients/co-producteurs
afin de garder des clients satisfaits. Et… pour continuer à évaluer, puis évoluer son produit/service.

Dans le monde de la santé, le patient/client a parfois l’impression de devoir se contenter car c’est un service public et dans le service public on veut que le bien pour vous. Et attentation : on sait ce qui est bien pour vous !

Je parie que, une fois rentrés à la maison, les fournisseurs dans la filière santé sont des clients comme vous et moi : ils ont les mêmes exigeances de personnalisation des services et produits, ils veulent être écoutés, et quand ils ne sont pas contents, ils veulent le faire savoir.

Etre écouté” est le sujet d’ailleurs, de cet article intéressant sur le rôle de la narration dans l’évaluation des services médicaux, où le patient est invité à décrire ses expériences et qui démontre les effets intéressants pour une amélioration de la qualité.

Health 2.0, un mouvement international : un défi pour les mutuelles de la santé
Je lance un défis aux mutuelles : le moment est venu de créer des plateformes, d’investir des réseaux sociaux, pour mener un debat de fond avec tous les acteurs sur l’avenir de la santé. Payeurs et bénéficiaires, mais également les professionnels et l’état : nous sommes tous concernés.

Il y a 60 ans, les mutuelles étaient des mouvements innovants en créant une égalité face à la santé, en mutualisant les moyens.
Les mutuelles pourraient revenir à leurs sources en chercheant comment innover de nouveau. Et ce ne sera plus possible de le faire mutuelle par mutuelle ; ça, ce sont des réflexes du siècle dernier. Aujourd’hui, on construira l’avenir ensemble
.

Je vous invite à suivre la conférence sur Twitter, les 6 et 7 avril 2010 en utilisant le “hashtag” #health2eu – comme indiqué sur le blog de Denise Silber, qui est à l’origine de cette conférence.

Et pour ceux qui ne pouvons pas être de parti, rendez-vous du 19 au 21 mai 2010, également à Paris pour le “Health Executive Summit“, les néerlandais seront de nouveau bien représentés :-) #fièredemesorigines

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“Co-working places”… est-ce que cette tendance sera un modèle valable pour les territoires rurales ?

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En croisant les tendances, on peut distinguer de nouveaux phénomènes qui émergent. L’intérêt est de voir où pourra se situer la plus-value et si c’est le cas, comment on peut faciliter ‘la prise de la mayonnaise’.

- si la tendance de l’émergence des toutes petites entreprises se confirme, en d’autres mots… si tous les ex-salariés des boîtes x,y,z se mettent à leur compte…

- s’il existent déjà de nombreux réseaux, aussi bien inter-professionnels que intra-professionnels…

- si le télétravail se confirme…

- si l’humain a tout de même besoin des contacts “IRL” (In Real Life, dans la vie réelle)…

- si l’économie a besoin de croisements et de “hyperliens” pour sa croissance…

Voilà l’intérêt des “Co-working Places”, système inventé aux Etats-Unis, mais importé en France depuis quelque temps.

Qu’est-ce un Coworking Place ?

From the Woworking founders

C’est un endroit, convivial, où vous pouvez venir travailler, prendre un café, rencontrer d’autres qui y travaillent, bref : un endroit où on travaille indépendamment, mais ensemble. Qui facilite les échanges, qui permet de s’allier pour des projets, qui permet tout simplement de prendre un peu l’air si le travail à domicile devient un peu trop solitaire.

Les Coworking Places fonctionnent avec un système d’abonnement : le plus souvent il s’agit d’un prix pour la totalité de la prestation.

Quel inérêt pour les territoires ?
Il est évident qu’installer un Coworking Place en ville, ça se paye. Mais avec un nombre croissant de professionnels travaillant indépendamment, à partir de leur domicile, installés dans les campagnes, il serait intéressant de savoir à partir de quelle taille un Coworking Place pourra devenir un réel projet. Pour cela, les partenariats public-privés pourraient être intéressants, car la présence de tels endroits, tels que les pépinières d’entreprises, devient un facteur d’attractivité en soi et peut faire la différence entre une installation ici ou là.

Quelques ressources et initiatives françaises et étrangères…

- Coworking community blog

- La Cantine, coworking place à Paris :

“Ce lieu, entièrement conçu pour le travail collaboratif, facilite les coopérations fluides. De plus, la Cantine s’ouvre aux réseaux français et internationaux qu’ils soient des lieux de co-working, des plateformes artistiques, des lieux alternatifs, des pôles de compétitivité, des laboratoires de recherches spécialisés, des écoles ou des université.

La cantine a pour but de faire se croiser des mondes qui travaillent dans des lieux éclatés afin de mutualiser les moyens et les compétences entre développeurs, entrepreneurs, usagers, artistes, chercheurs et étudiants. C’est donc un lieu de rencontre, d’informations, d’échange et de complémentarité entre des acteurs éclatés axé sur l’intelligence collective.”

- Le groupe “coworking Nantes” (“bosser en colloc’ “) sur Facebook, créé par Rachael Hampton (que je connais par le réseau European Professional Women’s Network)

- Nomadz, coworking place aux Pays-Bas (La Haye) – allez hop ! un peu de pub pour les néerlandais :-)

- A Los Angeles, Coworking Place à Fullerton

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La virtualisation et le touriste de demain

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La “virtualisation de notre environnement” n’a pas été retenu comme “probabilité” lors de nos réunions (2008) pour le Groupe Prospective pour le tourisme en Poitou-Charentes en 2025 et on a eu tort ! Je me reprends : ce n’est déjà plus une probabilité, c’est une réalité.

Tour virtuel de VersaillesEn France, cela a commencé par le projet “Grand Versailles Numérique“, qui vise à préparer le tourisme2.0 en déployant les outils numériques et en se préparant pour “accueillir” les touristes possédant l’attitude et la culture dite du Web2.0. On peut désormais visiter des parties du Château de Versailles … virtuellement.  Et après Versailles, le Musée du Moyen Age à Paris propose toute une gamme d’outils numériques pour préparer votre visite ou tout simplement, pour la remplaçer par une visite virtuelle.

Parallèlement, arrivent les applications pour téléphones portables qui vous indiquent où vous êtes et ce qui vous entoure, dites “augmented reality” ou de “réalité augmentée”. Ces ‘applications superposent les données des sites comme Wikipedia et Wikitude.me aux données GPS traditionnelles et vous permettent d’ajouter vos données propre à vous. Les bases de données dans le monde entier seront encore plus liées pour offrir aux internautes la superposition des données qu’ils souhaitent avoir pour faciliter leurs vies.
Si ces applications sont la suite logique des GPS, qui ne sont pas si vieux que ça … combien d’années pensez-vous avant qu’elles seront omniprésentes ? Il suffit de surfer un peu pour découvrir des articles sur ces applications un peu partout, en voilà un sur le site du ReadWriteWeb (anglais).

Visite virtuelle vs. visite réelle
Wikitude.me IPhone application augmented realitySi on veut préparer un avenir “tourisme 2.0″, mieux vaut inclure les nouvelles attitudes et cultures qui se dessinent. Au lieu de refléchir en “pertes” il va falloir raisonner en “opportunités” ou, si on veut, en “défis”. Et pour cela, il sera obligatoire de remettre en cause nos préalables. Car notre culture veut que la visite réelle à un lieu prime de loin à une visite virtuelle : “l’expérience réelle” se dit plus “vraie”, authentique et de qualité qu’une visite virtuelle. Rien à voir… sauf …

Oui, sauf si vous habitez trop loin, si n’avez pas les moyens d’aller voir le monde entier, et je me passe des gens qui ne peuvent pas se déplacer (handicapés, malades, âgés, ou pour d’autres raisons). Encore une fois, la “bonne attitude”, le politiquement correct, sous-entend les moyens, la santé et la culture nécessaires à de telles expériences.
Ou… sauf si vous êtes issu de la Génération Y, pour qui nos certitudes sont moins évidentes !

Le tourisme sera mobile et virtuel… il est temps de le préparer !
On n’est pas encore exactement rendu à la visite virtuelle du marché aux bestiaux de Lezay, ni à la visite virtuelle du Marais Poitevin, pour citer deux destinations touristiques des Deux-Sèvres qui ne sont pas de la même taille, mais tous les deux des moteurs économiques.
Car difficile encore pour les acteurs touristiques de s’imaginer comment on pourra vendre et monnayer une destination touristique par la voie virtuelle. Les premières expériences, outre la vente des DVD’s, sont pourtant déjà là, comme pour la visite virtuelle de Versailles… payante !
Mais à quand, par example, la mise en réseau des producteurs des produits du terroir qui, pour certains, sont déjà présents en ligne, ou les librairies, à côté des restaurants et hôtels, pour être présents dans les applications dites “augmented reality”, ces applications mobiles ?

Cette démarche demandera un effort financier considérable et une vision à long terme. Non seulement par rapport au projet final (si projet final est… rien n’est moins sûr dans le monde 2.0 !) mais aussi efforts et une vision par rapport à la mise en réseau de tous les acteurs : institutionnels, privés, producteurs, prestataires du tourisme, artistes, groupes de spectacle, amateurs lambda, et à ne pas oublier les prestataires des services à la personne qui ont certainement un marché à prendre… bref vraiment tous ceux qui animent, dans la vraie vie, une destination.

Il va falloir faire preuve de beaucoup de courage, de volonté politique, de transparance et de confiance pour y arriver ! Mais les enjeux sont énormes… et si on commençait par regarder les opportunités… ensemble ?

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