“Co-working places”… est-ce que cette tendance sera un modèle valable pour les territoires rurales ?

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En croisant les tendances, on peut distinguer de nouveaux phénomènes qui émergent. L’intérêt est de voir où pourra se situer la plus-value et si c’est le cas, comment on peut faciliter ‘la prise de la mayonnaise’.

- si la tendance de l’émergence des toutes petites entreprises se confirme, en d’autres mots… si tous les ex-salariés des boîtes x,y,z se mettent à leur compte…

- s’il existent déjà de nombreux réseaux, aussi bien inter-professionnels que intra-professionnels…

- si le télétravail se confirme…

- si l’humain a tout de même besoin des contacts “IRL” (In Real Life, dans la vie réelle)…

- si l’économie a besoin de croisements et de “hyperliens” pour sa croissance…

Voilà l’intérêt des “Co-working Places”, système inventé aux Etats-Unis, mais importé en France depuis quelque temps.

Qu’est-ce un Coworking Place ?

From the Woworking founders

C’est un endroit, convivial, où vous pouvez venir travailler, prendre un café, rencontrer d’autres qui y travaillent, bref : un endroit où on travaille indépendamment, mais ensemble. Qui facilite les échanges, qui permet de s’allier pour des projets, qui permet tout simplement de prendre un peu l’air si le travail à domicile devient un peu trop solitaire.

Les Coworking Places fonctionnent avec un système d’abonnement : le plus souvent il s’agit d’un prix pour la totalité de la prestation.

Quel inérêt pour les territoires ?
Il est évident qu’installer un Coworking Place en ville, ça se paye. Mais avec un nombre croissant de professionnels travaillant indépendamment, à partir de leur domicile, installés dans les campagnes, il serait intéressant de savoir à partir de quelle taille un Coworking Place pourra devenir un réel projet. Pour cela, les partenariats public-privés pourraient être intéressants, car la présence de tels endroits, tels que les pépinières d’entreprises, devient un facteur d’attractivité en soi et peut faire la différence entre une installation ici ou là.

Quelques ressources et initiatives françaises et étrangères…

- Coworking community blog

- La Cantine, coworking place à Paris :

“Ce lieu, entièrement conçu pour le travail collaboratif, facilite les coopérations fluides. De plus, la Cantine s’ouvre aux réseaux français et internationaux qu’ils soient des lieux de co-working, des plateformes artistiques, des lieux alternatifs, des pôles de compétitivité, des laboratoires de recherches spécialisés, des écoles ou des université.

La cantine a pour but de faire se croiser des mondes qui travaillent dans des lieux éclatés afin de mutualiser les moyens et les compétences entre développeurs, entrepreneurs, usagers, artistes, chercheurs et étudiants. C’est donc un lieu de rencontre, d’informations, d’échange et de complémentarité entre des acteurs éclatés axé sur l’intelligence collective.”

- Le groupe “coworking Nantes” (”bosser en colloc’ “) sur Facebook, créé par Rachael Hampton (que je connais par le réseau European Professional Women’s Network)

- Nomadz, coworking place aux Pays-Bas (La Haye) – allez hop ! un peu de pub pour les néerlandais :-)

- A Los Angeles, Coworking Place à Fullerton

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La virtualisation et le touriste de demain

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La “virtualisation de notre environnement” n’a pas été retenu comme “probabilité” lors de nos réunions (2008) pour le Groupe Prospective pour le tourisme en Poitou-Charentes en 2025 et on a eu tort ! Je me reprends : ce n’est déjà plus une probabilité, c’est une réalité.

Tour virtuel de VersaillesEn France, cela a commencé par le projet “Grand Versailles Numérique“, qui vise à préparer le tourisme2.0 en déployant les outils numériques et en se préparant pour “accueillir” les touristes possédant l’attitude et la culture dite du Web2.0. On peut désormais visiter des parties du Château de Versailles … virtuellement.  Et après Versailles, le Musée du Moyen Age à Paris propose toute une gamme d’outils numériques pour préparer votre visite ou tout simplement, pour la remplaçer par une visite virtuelle.

Parallèlement, arrivent les applications pour téléphones portables qui vous indiquent où vous êtes et ce qui vous entoure, dites “augmented reality” ou de “réalité augmentée”. Ces ‘applications superposent les données des sites comme Wikipedia et Wikitude.me aux données GPS traditionnelles et vous permettent d’ajouter vos données propre à vous. Les bases de données dans le monde entier seront encore plus liées pour offrir aux internautes la superposition des données qu’ils souhaitent avoir pour faciliter leurs vies.
Si ces applications sont la suite logique des GPS, qui ne sont pas si vieux que ça … combien d’années pensez-vous avant qu’elles seront omniprésentes ? Il suffit de surfer un peu pour découvrir des articles sur ces applications un peu partout, en voilà un sur le site du ReadWriteWeb (anglais).

Visite virtuelle vs. visite réelle
Wikitude.me IPhone application augmented realitySi on veut préparer un avenir “tourisme 2.0″, mieux vaut inclure les nouvelles attitudes et cultures qui se dessinent. Au lieu de refléchir en “pertes” il va falloir raisonner en “opportunités” ou, si on veut, en “défis”. Et pour cela, il sera obligatoire de remettre en cause nos préalables. Car notre culture veut que la visite réelle à un lieu prime de loin à une visite virtuelle : “l’expérience réelle” se dit plus “vraie”, authentique et de qualité qu’une visite virtuelle. Rien à voir… sauf …

Oui, sauf si vous habitez trop loin, si n’avez pas les moyens d’aller voir le monde entier, et je me passe des gens qui ne peuvent pas se déplacer (handicapés, malades, âgés, ou pour d’autres raisons). Encore une fois, la “bonne attitude”, le politiquement correct, sous-entend les moyens, la santé et la culture nécessaires à de telles expériences.
Ou… sauf si vous êtes issu de la Génération Y, pour qui nos certitudes sont moins évidentes !

Le tourisme sera mobile et virtuel… il est temps de le préparer !
On n’est pas encore exactement rendu à la visite virtuelle du marché aux bestiaux de Lezay, ni à la visite virtuelle du Marais Poitevin, pour citer deux destinations touristiques des Deux-Sèvres qui ne sont pas de la même taille, mais tous les deux des moteurs économiques.
Car difficile encore pour les acteurs touristiques de s’imaginer comment on pourra vendre et monnayer une destination touristique par la voie virtuelle. Les premières expériences, outre la vente des DVD’s, sont pourtant déjà là, comme pour la visite virtuelle de Versailles… payante !
Mais à quand, par example, la mise en réseau des producteurs des produits du terroir qui, pour certains, sont déjà présents en ligne, ou les librairies, à côté des restaurants et hôtels, pour être présents dans les applications dites “augmented reality”, ces applications mobiles ?

Cette démarche demandera un effort financier considérable et une vision à long terme. Non seulement par rapport au projet final (si projet final est… rien n’est moins sûr dans le monde 2.0 !) mais aussi efforts et une vision par rapport à la mise en réseau de tous les acteurs : institutionnels, privés, producteurs, prestataires du tourisme, artistes, groupes de spectacle, amateurs lambda, et à ne pas oublier les prestataires des services à la personne qui ont certainement un marché à prendre… bref vraiment tous ceux qui animent, dans la vraie vie, une destination.

Il va falloir faire preuve de beaucoup de courage, de volonté politique, de transparance et de confiance pour y arriver ! Mais les enjeux sont énormes… et si on commençait par regarder les opportunités… ensemble ?

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