[tendances] “Hyperlocal News” – journalisme hyperlocal et Facebook

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Depuis quelques années, les initiatives dans le domaine du journalisme “hyperlocal” ont été développées, d’abord aux Etats-Unis et par la suite également en Europe. Quelques exemples existent en France, comme www.gaillacinfo.fr et www.monputeaux.com.  Aux Pays-Bas, un des grands journaux nationaux, De Telegraaf, a misé également sur la publication de sites hyperlocaux, (Bart Brouwers a publié une présentation sous le slogan : “sortir de nos donjons, rendez-vous au marché“), signe qu’il s’agit d’une tendance qui est prise au sérieux.

Voilà une réflexion autour de cette tendance et comment ou pourquoi elle pourra influencer les domaines en dehors du journalisme. En d’autres mots :  comment territoires et acteurs économiques peuvent profiter de cette tendance ? Ou, dans la terminologie “web 2.0″ : profiter = contribuer, partager, co-créer des communautés, et euhhh… innover ?!

Qu’est-ce le journalisme hyperlocal ?

Le journalisme hyperlocal est une forme de journalisme qui tente de faire émerger l’information hyperlocale, c’est-à-dire, l’information qui est au plus près du lecteur. Le mot clé : concerné. Le lecteur doit se sentir concerné, sinon, cela ne l’intéresse pas. Mark Potts, co-fondateur du site Backfence, qui n’a pas survécu pour ne pas avoir trouvé un modèle économique valable, décrit dans un très bon post de 2007 (!) comment il se sent concerné par le site http://www.westportnow.com/ : uniquement par le fait qu’il a grandi dans son environnement physique. Sinon, ce site n’aurait pas eu de signification pour lui.

Le journalisme hyperlocale, dans l’esprit du web 2.0 sera, dans ses différentes formes, co-générée par les citoyens. Dans les exemples, il y a du “bottom-down” et du “bottom-up”, il y a des site agrégateurs d’actualités, les blogs, et les sites qui sont gérés par les professionnels (les journalistes). Voici un article de l’agence Rampazzo (février 2009) qui décrit bien le phénomène du journalisme hyperlocal et de ses limites. Et un autre (excellent !) post (mars 2010)  sur le site www.journalismes.info sur la philosophie et les enjeux (modèles économiques).

Facteurs clés…

1. Les réseaux sociaux, accélérateurs d’une tendance
Il est évident que le journalisme hyperlocal et nos comportements sur les réseaux sociaux (l’abonnement que nous prenons aux vies de nos proches et/ou de nos marques préférés), s’influencent réciproquement. Nous sommes tous devenus créateurs d’actualités, du simple témoins jusqu’aux bloggeurs influents, et Facebook, Twitter et les sites de partage (Flickr, YouTube) prouvent que nous consomment ces actualités en grandes quantités.

2. Géolocalisation, géotagging, réalité augmentée
Les applications diverses du type FourthSquare ou Layar, notre mobilité et l’envie de partager où l’on se trouve avec ses amis ou co-clients d’un établissement / marque, vont inexorablement ajouter une couche “réalité augmentée” aux sites d’actualités hyperlocales.

3. Création d’une vraie communauté…
Créer une vraie communauté est une affaire à long terme, et nécessite un réel investissement, de la part de tous les acteurs. Motiver les gens de venir sur un site est une chose, mais les motiver à publier, à générer un contenu  nest pas gagné. Là aussi, je réfère au post de Mark Potts.

4. L’échelle juste
L’exception française, le grand nombre des communes, rend la publication des plateformes “journalisme hyperlocale” plutôt compliquée : certes, on pourra se concentrer à des échelles Pays ou Communauté de Communes, mais la définition de l’échelle me semble importante.
Car il faut trouver suffisamment de prescripteurs et d’acteurs actifs pour pouvoir animer la communauté, afin qu’elle gagne toute son importance pour les lecteurs. Et si les Communautés de Communes ou Pays sont bien implantés par endroits, ce n’est certainement pas le cas partout. Souvent, il s’agit des “aggrétateurs de compétences”, plus que de vraies communautés, et c’est souvent une choix. Alors, dans ces cas, quelle échelle trouver ?

Quel intérêt pour les acteurs économiques et territoriales en France ?

Les pages "j'aime" de la fanpage La Grosse Talle sur FacebookIl est évident que les acteurs économiques et territoriales ont trouvé Facebook et l’ont intégré dans leurs web stratégies. L’explosion des pages fan (“j’aime”) sur Facebook en est la preuve.  Avec cette tendance, nos “murs” sur Facebook sont devenus une sorte de feed d’actualité “hyperlocale” : nous pouvons désormais non seulement nous abonner aux nouvelles de nos amis et aux ceux des amis des amis, aux actualités de nos centres d’intérêt, mais aussi aux actualités hyperlocales. Certes, elles ne sont que rarement écrites par les journalistes, et relèvent souvent du domaine des annonces et témoignages, mais par ce fait, Facebook semble accélerer la tendance.

En revanche, peu sont ceux qui ont lié ces pages “j’aime” à leur fanpage, et pourtant cette action semble une belle opportunité d’offrir les actualités et nouveautés liées au sujet de la “fanpage”.

Lier les contenus, tel qu’un aggrégateur, ouvre des liens faciles vers des contenus qui risquent fort de les intéresser.

Dorénavant, on distingue des “communautés de fait” via certains comptes Facebook, aussi bien au sein des entités géographiques (comme en Deux-Sèvres), qu’autour des sujets (tourisme 2.0, par exemple).

Je considère que la tendance du journalisme hyperlocale est importante pour les territoires et notamment pour les territoires rurales, car l’innovation et la rénovation pourront justement venir des tandems communauté que le hyperlocal suppose et l’ouverture vers l’extérieur que le web offre, et des partenariats privé – public.

Reste à régler la question de l’échelle :-) .

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Facebook comptes Conseils Généraux : mais où sont vos élus ?

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Vendredi dernier, j’ai découvert le compte Facebook du Conseil Général des Deux-Sèvres, toute contente. Arrivé dimanche, ma demande de confirmation d’amie est toujours en attente, il faut croire que c’est dû au long week-end, sinon, ….. ?!

Cette découverte était une incitation à effectuer un petit tour d’horizon et voilà les résultats (à ce jour) : en tout, j’ai découvert une quinzaine de comptes Facebook des Conseils Généraux, avec entre 3 (Ardèche) et 7317 fans (Haute-Loire). Seulement un Conseil Général a opté pour un “compte personnel”, celui de mon département. Ca fait un peu mal pour le citoyen engagé que je suis, même sans droit de vote :-) .

La problématique des différents comptes pour les institutionnels
En fait, Facebook connaît à ce jour quatre types de comptes :


  1. le compte personnel : vous pouvez devenir “ami(e)“, c’est une action réciproque. Un compte personnel est la base pour les autres comptes, sans ce compte pas une fanpage ou groupe possible. En revanche, le compte personnel est formellement proscrit par Facebook à des usages de promotion de votre marque, entreprise ou collectivité…
    La problématique pour une collectivité est que ce compte de base doit appartenir à quelqu’un qui ne peut pas décéder, ne pas être réélu, changer de poste, déménager, … L’option la plus simple reste sans doute d’inventer une personne neutre, et “effacer” ce compte au profit de la fanpage ou du groupe. Ce n’est pas tout à fait légal non plus (cf. l’extrait des conditions ci-dessous), mais sans doute le meilleur compromis…
  2. le fanpage : vous pouvez devenir “fan“, vous “abonner” aux flux de votre marque, artiste, entreprise ou collectivité et suivre les publications sur votre mur. Attention : bientôt, Facebook va changer le mot “fan” par “j’aime”.
  3. le groupe : vous pouvez devenir “membre” d’un groupe. Les publications sont affichées sur le mur des administrateur(s) du groupe, mais non pas sur le mur des membres. Il faut y aller pour participer aux discussions ou réagir à des publications.
  4. Nouveauté : Facebook Page Communautaire

Facebook vient de lancer un quatrième type de compte, la “page communauté” : il s’agit ici d’une “fanpage” mais celle-ci pourra être gérée par la communauté Facebook une fois devenue extrèmement populaire (ayant atteinte des milliers de fans).  La fanpage communauté deviendra une sorte de Wiki.  Explications des “Facebook Community Pages” sur le site de Mashable :

A company spokesperson tells us that Community Pages “give our users opportunities to express their enthusiasm and creativity, while allowing for Official Pages to continue representing official entities such as businesses, bands and public figures.”

L’objectif serait donc de garder les fanpages populaires destinées à faire ce que la plupart des marques souhaitent faire : passer une pub. Alors que les “Pages communautaires” seraient plutôt destinées à l’échange. A suivre de près le fonctionnement des pages communautaires, car elles pourraient devenir un enjeu intéressant pour les collectivités!

Un compte perso pour votre entreprise, marque ou collectivité : délicat
Tout d’abord, délicat parce que ce n’est pas permis.
Je ne serai pas à l’aise si un jour je devrais me battre contre Facebook ; mieux vaut respecter leurs règles.

Il y a toutefois d’autres bonnes raisons de respecter les règles :

  1. arrivé à 4 999 amis, Facebook peut fermer votre compte. Convaincre vos “amis” a appuyer sur le bouton “devenir fan” n’est pas une cause gagnée. La Rochelle Ensemble en fait les frais : compte personnel, 4 999 amis et à ce jour “uniquement” 1 930 fans et quelques “amis”  agaçés par les rappels réguliers de devenir fan… Et par ailleurs, comment savoir si ce sont les mêmes, compliqué en cas où vous souhaitez un jour analyser les profils de ceux qui vous suivent ? (D’ailleurs, vous voyez ce qui est incompréhensible pour un utilisateur sur l’image de La Rochelle Ensemble ?)
  2. une manque d’ambition : les Deux-Sèvres comptent quelques 300 000 administrés… dont 4 999 uniquement peuvent devenir amis, les premiers venus sont les premiers servis ?
  3. “devenir ami” est soumis à l’approbation de l’administrateur – ehhhh… délicat.
  4. les fanpages sont indexées en temps réel par Google, alors que les comptes perso ne le sont pas (heureusement)
  5. pas facile de faire une recherche pour un conseil général si on sait qu’il a un compte perso : il faut passer par tous ces facebookers qui ont écrit dans leur profil qu’il travaillent dans un Conseil Général ou l’ont nommé par ailleurs…
  6. si vous administrez des fanpages, vous recevez une synthèse d’activités par semaine, ce qui vous permettra de faire évoluer votre action !
  7. et “last but not least” : une fan page pourrait être transformée en “Page communautaire”, permettant ainsi un débat entre collectivités et citoyens !

Autres observations : les tendances et opportunités manquées
La recherche des Conseil Généraux m’a permis d’observer quelques autres tendances…

  • à des nombres de fans inégaux, les conseils généraux utilisent leurs comptes Facebook comme des agences de presse : ils émettent systématiquement leurs messages, il n’y a presque pas d’intéraction avec les citoyens.
  • parfois on observe des chevauchements avec les CDT ou autres services (on vante les enjeux touristiques) …
  • nulle part, j’ai pu découvrir une discussion derrière l’onglet concerné… !
  • les comptes FB des CG sont probablement des comptes mis en route par des techniciens. Mais attention : à aucun moment vous savez à qui vous pouvez vous adresser, car ils sont plus neutre que neutre. Cela n’incite pas forcément à un dialogue et on peut donc se demander à quoi ça sert, si ce n’est de ne plus imprimer leur magazine à terme…

Bref, la grande opportunité, d’agir pour rentrer en contact avec des citoyens, n’est pas saisie du tout. Pire : où sont vos élus ?

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Les mises à jour de profil des pages Facebook ajoutées aux résultats de recherche en temps réel de Google

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Google tweets on status updates Facebook fan pagesDepuis le 24 février 2010, les “status updates”, ou en français : ce que vous dites dans la case “exprimez-vous” tout en haut de la page (“fan page“), seront indexés aux résultats des recherches en temps réel par Google, comme le reporte le site DigitalBeat.

Une indexation qui ne vaut que pour les “pages”, qui sont devenues des outils de communication à part entière. L’indexation ne compte donc pas pour les mises à jour des profils des personnes privées. C’est dû au fait que Google n’a qu’un accès limité aux sources de Facebook.

Pour ma part, je suis contente que l’indexation en temps réel se limite aux pages (commerciales) et ne s’étend pas aux “status updates” des personnes. Comme cela, les recherches jouent leur rôle normal, et la vie privée des personnes ne sera pas divulguée au-delà leurs cercles “d’amis” sur Facebook.

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Utiliser les médias sociaux pour développer son activité ; une formation incontournable le 15 décembre

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Je viens de mettre en place une formation pour entrepreneurs, micro-entrepreneurs, responsables d’associations et tous ceux qui sont interpellés par les médias sociaux mais qui ne savent pas comment et par quoi commencer.

L’objectif de la formation est de dispenser les bases de la pratique et de vous aider à surmonter avec enthousiasme les défis du Web 2.0
Apprenez comment l’utilisation des outils du « Web 2.0 » ou les médias sociaux pourraient aider votre entreprise unipersonnelle à trouver des clients et fournisseurs, à gérer les contacts avec clients, fournisseurs et partenaires et à innover. Le changement de culture auquel l’entrepreneur peut s’attendre et auquel il doit se préparer, sera également abordé.
La matinée sera consacrée à une explication des bases, les grandes lignes en quelque sorte, alors les stagiaires seront mis en situation dans un atelier pratique l’après-midi.
Intéressé ? Contactez-nous !
N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions ou si vous souhaitez vous inscrire ! Max. 8 participants.

Pour cette formation, Beer Bergman interviendra en tant que formatrice pour Bilance, organisme de formation enregistré sous N° 54790082479 auprès du Préfet de la Région Poitou-Charentes.

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L’école et le “branding de la promesse” : quand l’école s’investit dans les réseaux sociaux…

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Dans l’ère où les frontières entre l’espace ‘travail’ et l’espace ‘privé’  s’estompent, on peut se demander pourquoi l’école ne s’intéresse pas plus que cela à cette espace ‘privé’. Là où les conversations se passent entre utilisateurs, pour l’instant le plus souvent entre élèves exclusivement…

Lu sur un blog aujourd’hui :

Today brands are being defined by conversations. Brands are defined by what people say about the firm. Is this how your firm is engaging clients?

If the brand for any architecture or engineering firm consists of a set of promises, isn’t it the company that decides the promises? Yes, core values of a firm are created internally, but the branding of the promise happens outside.

“In plain french”, l’auteur dit que l’entreprise est définie par les conversations. Les valeurs de base sont définies par l’entreprise, mais le “branding de la promesse” se passe dehors, dans les conversations d’utilisateurs, prescripteurs et d’autres gens.

Si on traduit cette thèse, on pourra dire que les valeurs de base de l’école sont définies par la communauté de l’éducation. Par contre, elle les véhicule, essaye de les vendre comme on vendait les produits et services autrefois : on répète, on crie, on impose le message “l’école est bien pour vous”. C’est sans prendre en compte que l’utilisateur d’aujourd’hui fait parti de cette génération Y ou GenY, qui fonctionne autrement …

Entreprises et Génération Y

Que fait la génération connectée en dehors les horaires scolaires ? “Facebooker”
Dès que ma fille de 14 ans rentre, elle se connecte. Elle va “facebooker” : elle parle, elle échange des informations sur comment interpréter les devoirs, comment s’y prendre, elle parle sans doute aussi de sa journée à l’école avec ses copines. Photos, vidéos, elle fait appel à toutes les applications et média en ligne.

Alors, ne serait-il pas une bonne idée d’être là où sont vos clients, in casu les élèves (et leurs parents !) ?

Il me semble que les profs et les écoles ont quelque chose à gagner qui est indispensable pour faire adhérer leurs élèves au système : la confiance, et ceci se passe par des relations de personne à personne.
Autrement dit : le branding des promesses !

Courbe d’apprentissage et l’imperfection, ou comment gagner du respect
Puisque les écoles et ceux qui y travaillent ont pris un retard remarquable par rapport à leurs élèves dans ce domaine, il y a là une deuxième chance pour devenir une vraie communauté de gens engagés.

On demande aux élèves d’apprendre. On commence à parler de l’apprentissage continu. Mais à l’école, peu sont ceux qui osent montrer qu’ils ont des choses à apprendre… de leurs élèves.
Et pourtant, si l’imitation est une des façons d’apprendre, il manque une brique essentielle à la boîte aux outils de celui qui est ‘devant’ la classe.

Partant du principe que l’élève est, à priori, également un être responsable qui souhaite devenir aussi un adulte équilibré, je pense que ceux qui travaillent dans les écoles ne pourraient que gagner de la conversation continue en-dehors du temps scolaire.

Les modes d’emploi et la valeur ajoutée des générations plus âgées
Lors d’une de mes conférences, un jeune de 20 ans me disait que notre génération a une vraie valeur ajoutée par rapport aux jeunes : celle du sens du long terme et de l’expérience.

Il y a là sans doute quelque chose d’important pour l’école : l’opportunité d’apprendre d’autres, de nouvelles choses, par rapport à l’utilisation des réseaux sociaux, qui rélèvent de notre expérience et champ de vision plus global.

A condition que cette apprentissage se fasse là où les conversations se passent et pas dans un livre ‘comment utiliser les réseaux sociaux’, car c’est complètement inutile.

La force de la conversation dans les méthodes d’apprentissage
L’utilisation d’une plateforme telle que Facebook n’est pas la même que celle de Twitter, par example. Les adolescents ne sont pas les utilisateurs les plus présents sur Twitter. Twitter est plus un canal pour la génération X et les plus âgés parmi nous. Plateforme d’échanges courtes, de veille, d’apprentissage, de branding, de tout un tas de choses qui se font également, mais différemment sur Facebook.

A nos professeurs et autres intervenants au sein de l’école d’apprendre aux jeunes comment une application telle que Twitter leur pourra être utile !

A propos de Twitter, je vous propose de lire ce billet intéressant d’un essai d’intégrer cette application comme mode de travail dans un classe du lycée à La Rochelle !

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“Co-working places”… est-ce que cette tendance sera un modèle valable pour les territoires rurales ?

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En croisant les tendances, on peut distinguer de nouveaux phénomènes qui émergent. L’intérêt est de voir où pourra se situer la plus-value et si c’est le cas, comment on peut faciliter ‘la prise de la mayonnaise’.

- si la tendance de l’émergence des toutes petites entreprises se confirme, en d’autres mots… si tous les ex-salariés des boîtes x,y,z se mettent à leur compte…

- s’il existent déjà de nombreux réseaux, aussi bien inter-professionnels que intra-professionnels…

- si le télétravail se confirme…

- si l’humain a tout de même besoin des contacts “IRL” (In Real Life, dans la vie réelle)…

- si l’économie a besoin de croisements et de “hyperliens” pour sa croissance…

Voilà l’intérêt des “Co-working Places”, système inventé aux Etats-Unis, mais importé en France depuis quelque temps.

Qu’est-ce un Coworking Place ?

From the Woworking founders

C’est un endroit, convivial, où vous pouvez venir travailler, prendre un café, rencontrer d’autres qui y travaillent, bref : un endroit où on travaille indépendamment, mais ensemble. Qui facilite les échanges, qui permet de s’allier pour des projets, qui permet tout simplement de prendre un peu l’air si le travail à domicile devient un peu trop solitaire.

Les Coworking Places fonctionnent avec un système d’abonnement : le plus souvent il s’agit d’un prix pour la totalité de la prestation.

Quel inérêt pour les territoires ?
Il est évident qu’installer un Coworking Place en ville, ça se paye. Mais avec un nombre croissant de professionnels travaillant indépendamment, à partir de leur domicile, installés dans les campagnes, il serait intéressant de savoir à partir de quelle taille un Coworking Place pourra devenir un réel projet. Pour cela, les partenariats public-privés pourraient être intéressants, car la présence de tels endroits, tels que les pépinières d’entreprises, devient un facteur d’attractivité en soi et peut faire la différence entre une installation ici ou là.

Quelques ressources et initiatives françaises et étrangères…

- Coworking community blog

- La Cantine, coworking place à Paris :

“Ce lieu, entièrement conçu pour le travail collaboratif, facilite les coopérations fluides. De plus, la Cantine s’ouvre aux réseaux français et internationaux qu’ils soient des lieux de co-working, des plateformes artistiques, des lieux alternatifs, des pôles de compétitivité, des laboratoires de recherches spécialisés, des écoles ou des université.

La cantine a pour but de faire se croiser des mondes qui travaillent dans des lieux éclatés afin de mutualiser les moyens et les compétences entre développeurs, entrepreneurs, usagers, artistes, chercheurs et étudiants. C’est donc un lieu de rencontre, d’informations, d’échange et de complémentarité entre des acteurs éclatés axé sur l’intelligence collective.”

- Le groupe “coworking Nantes” (“bosser en colloc’ “) sur Facebook, créé par Rachael Hampton (que je connais par le réseau European Professional Women’s Network)

- Nomadz, coworking place aux Pays-Bas (La Haye) – allez hop ! un peu de pub pour les néerlandais :-)

- A Los Angeles, Coworking Place à Fullerton

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Conférence Web2.0 à ICOMTEC à Poitiers : « Buzz, e-reputation, identité numérique : enjeux et menaces sur le web 2.0 »

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taistoiquandtuparles.comCe soir, avec quelques autres membres de la SPN, j’ai assisté à une conférence sur le Web2.0 :  « Buzz, e-reputation, identité numérique : enjeux et menaces sur le web 2.0 », préparée et présentée par les étudiants et futurs professionnels de l’Institut de la Communication et des Technologies Numériques (l’ICOMTEC). Une sorte de présentation pour la sensibilisation des entreprises par les étudiants, au lieu de l’inverse : je ne peux que féliciter l’initiative !

Intéressant de voir comment ces étudiants, moitié mon âge, voient le Web2.0 : j’ai entendu une bonne partie de “menaces”, un peu moins “d’enjeux” et très peu “d’opportunités” – et beaucoup de “Facebook“.

En revanche, il me semble que, en plus de cette attitude (française ?) qui part des principes de “maîtrise”, “surveillance” et “protection” (qui sont, certes, de facettes importantes !), qu’il y avait un problématique non-résolu, lié à l’organisation même de la soirée : destinée à la sensibilisation des entreprises, il y avaient un bon nombre d’étudiants de leur formation + des entreprises déjà initiées + quelques autres entreprises présents dans la salle. Ce qui fausse forcément le débat.
Car je me rends compte que j’attendais d’eux un débat sur le Web2.0 dans toute sa splendeur (:-), alors qu’ils s’attendaient à nous faire connaître les dangers et menaces. Avec en prime des solutions de protection du sphère Web1.0 pour des problématiques Web2.0 – qui en soi ne sont pas inutiles. Chers étudiants, veuillez m’excuser d’avoir exprimé ma voix dissidente :-) .

Car, même si ma vision sur le Web2.0 est plus positive et plus orienté opportunités et valeurs humaines que menaces, je partage avec eux et avec les autres personnes présentes qui se sont exprimées, le souci de la (deuxième) fracture numérique – fracture numérique 2.0 – aujourd’hui pas entre ceux qui ont un ordinateur et ceux qui n’en ont pas (on parle toujours PME en France !), non plus entre ceux qui ont un site Web et ceux qui n’en ont pas, mais entre ceux qui savent développer une attitude Web2.0 et ceux qui ne le font pas. Et nombreux sont les “ceux” dans le dernier cas…. malheureusement.

Il me semble que nous nous trouvons devant un défi/problématique (en termes Web1.0) ou une opportunité (en termes Web2.0) qui est plus grand que celui d’avant le Web : comment faire en sorte que nos entreprises apprennent à faire travailler leurs sites Web (1.0 pour une grande partie, mais peu importe), quid à développer une attitude Web2.0 ? Comment ouvrir les entreprises à des opportunités tout en maîtrisant (…) les risques ? Comment apprendre à la fois les techniques liées à des méthodes de gestion différentes et d’autre part, les attitudes et relations dans un monde de réseaux sociaux ? Comment faire surmonter les peurs et angoisses devant de telles problématiques ?

Quelques mots clés (“tags”) apparaissent : ouverture, version bèta éternelle (= testing = possibilité d’erreur !), orienté client, partage, zéro mail et donc… un “cloud” (nuage) de FORMATION et de SENSIBILISATION. Une sorte de plan de relance en période de crise donc, et pas moins, sera nécessaire !

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