Ce matin, j’ai lu un excellent article de Lawrence H. Summers sur l’avenir de l’éducation, dans lequel il explique pourquoi nos instituts supérieurs devraient rapidement changer, pour rester cohérents avec la société et ses besoins. Ok, je l’avoue, je suis déjà convaincue de ces idées. Mais il me semble que les besoins de changement sont tellement importants qu’on ne peut pas suffisamment les souligner, donc je vous livre mon interprétation et commentaires.
Lawrence H. Summers explique que l’éducation sera plus axé sur le traitement de l’information et la façon dont on l’agrège, et moins sur les connaissances en soi. Et qu’en conséquence (deuxième point de son discours), la collaboration prendra de l’importance, alors que l’école est un des derniers lieux où l’élève/l’étudiant est testé de façon individuelle et même puni pour savoir faire ce que la société lui demandera d’ici quelques années : collaborer au lieu de privilégier l’acte individuelle.
Je viens de lire un article publié par un de mes anciens étudiants à SciencesPo Poitiers (@HugoFerrer_), sur une réforme nécessaire du système éducatif. L’article est intéressant et vous vous en doutez que je suis assez d’accord sur l’idée d’activités complémentaires aux matières de base, quoique je me les imaginerais plutôt pluridisciplinaires. Ceci dit, je trouve dommage que son analyse ne prévoit pas une refonte plus profonde, en prenant en compte les approches du “apprendre 2.0″.
Car quand j’ai entendu Henri Guaino dire, sur France Inter, dire qu’il croit dans l’école, mais “l”école de la République, c’est pas l’école du n’importe quoi, c’est pas l’école du laxisme, c’est l’école de la discipline, c’est l’école du savoir, c’est pas l’école des pédagogistes” (aux alentours de 28:15 min d’interview) , j’ai bien peur qu’il y a encore une longue voie à aller pour arriver à de vraies innovations dans l’enseignement qui permettront à tous ceux qui sont en apprentissage à évoluer tout au long de leur vie, afin d’apporter de leur créativité, passion et innovation à la société.
Les « technologies web 2.0 », les nouvelles habitudes qui émergent, toutes ces données et évolutions nous invitent à repenser nos modèles, et surtout ceux qui ont été développés au IXème et XXème siècles. Dans ce contexte, je vous propose un article sur le concept de l’Education Démocratique, qui m’a été introduit par un ami et artiste/professeur en arts plastiques à Londres, Philip Chamberlain. Concept décrit pour la première fois par… Léon Tolstoï, dans son œuvre « Education et Instruction », en 1860 ( !).
Delicious est une plateforme de ‘social bookmarking’ : au lieu de garder vos favoris sur votre ordinateur, vous le faites sur Delicious. ‘Social’ par la notion de partage, un des mots clés du Web 2.0 : d’autres internautes peuvent visualiser vos favoris (à l’exception de ceux que vous avez garder en privé) et vous suivre. Cela vous permet de suivre le travail que font les autres, et de proposer votre travail en retour.
La ressemblance avec Scoop.it est évidente : Delicious a certainement évolué d’un ‘simple’ outil de social bookmarking vers un vrai outil de curation. A voir, à suivre, pour le moment j’utilise les deux. Le ‘stack’ de Delicious est le pendant du ‘sujet’ sur Scoop.it. Mais comme Scoop.it a introduit ses versions payantes, avec un maximum de 5 sujets pour la version gratuite, Delicious aura l’avantage du nombre de stacks.
Si vous voulez éduquer la jeunesse en 2010, il ne faut pas aimer les méthodes de 1950, mais aspirer à formuler celles de 2050.
Ce vidéo de Pranav Mistry sur le “Sixth Sense” m’a fait penser qu’il est infiniment dommage que nous ne demandons pas à nos jeunes d’instruire leurs professeurs dans la lecture de ce qui se passe sur le web. Car on parle beaucoup de “il faut apprendre à interpréter”, mais puisque la majorité des professeurs ne “lisent” pas pour commencer, il sera difficile de leur demander à apprendre à interpréter…