Ce matin, j’ai lu un excellent article de Lawrence H. Summers sur l’avenir de l’éducation, dans lequel il explique pourquoi nos instituts supérieurs devraient rapidement changer, pour rester cohérents avec la société et ses besoins. Ok, je l’avoue, je suis déjà convaincue de ces idées. Mais il me semble que les besoins de changement sont tellement importants qu’on ne peut pas suffisamment les souligner, donc je vous livre mon interprétation et commentaires.
Lawrence H. Summers explique que l’éducation sera plus axé sur le traitement de l’information et la façon dont on l’agrège, et moins sur les connaissances en soi. Et qu’en conséquence (deuxième point de son discours), la collaboration prendra de l’importance, alors que l’école est un des derniers lieux où l’élève/l’étudiant est testé de façon individuelle et même puni pour savoir faire ce que la société lui demandera d’ici quelques années : collaborer au lieu de privilégier l’acte individuelle.
Je viens de lire un article publié par un de mes anciens étudiants à SciencesPo Poitiers (@HugoFerrer_), sur une réforme nécessaire du système éducatif. L’article est intéressant et vous vous en doutez que je suis assez d’accord sur l’idée d’activités complémentaires aux matières de base, quoique je me les imaginerais plutôt pluridisciplinaires. Ceci dit, je trouve dommage que son analyse ne prévoit pas une refonte plus profonde, en prenant en compte les approches du “apprendre 2.0″.
Car quand j’ai entendu Henri Guaino dire, sur France Inter, dire qu’il croit dans l’école, mais “l”école de la République, c’est pas l’école du n’importe quoi, c’est pas l’école du laxisme, c’est l’école de la discipline, c’est l’école du savoir, c’est pas l’école des pédagogistes” (aux alentours de 28:15 min d’interview) , j’ai bien peur qu’il y a encore une longue voie à aller pour arriver à de vraies innovations dans l’enseignement qui permettront à tous ceux qui sont en apprentissage à évoluer tout au long de leur vie, afin d’apporter de leur créativité, passion et innovation à la société.
Si vous voulez éduquer la jeunesse en 2010, il ne faut pas aimer les méthodes de 1950, mais aspirer à formuler celles de 2050.