[tendances] “Hyperlocal News” – journalisme hyperlocal et Facebook

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Depuis quelques années, les initiatives dans le domaine du journalisme “hyperlocal” ont été développées, d’abord aux Etats-Unis et par la suite également en Europe. Quelques exemples existent en France, comme www.gaillacinfo.fr et www.monputeaux.com.  Aux Pays-Bas, un des grands journaux nationaux, De Telegraaf, a misé également sur la publication de sites hyperlocaux, (Bart Brouwers a publié une présentation sous le slogan : “sortir de nos donjons, rendez-vous au marché“), signe qu’il s’agit d’une tendance qui est prise au sérieux.

Voilà une réflexion autour de cette tendance et comment ou pourquoi elle pourra influencer les domaines en dehors du journalisme. En d’autres mots :  comment territoires et acteurs économiques peuvent profiter de cette tendance ? Ou, dans la terminologie “web 2.0″ : profiter = contribuer, partager, co-créer des communautés, et euhhh… innover ?!

Qu’est-ce le journalisme hyperlocal ?

Le journalisme hyperlocal est une forme de journalisme qui tente de faire émerger l’information hyperlocale, c’est-à-dire, l’information qui est au plus près du lecteur. Le mot clé : concerné. Le lecteur doit se sentir concerné, sinon, cela ne l’intéresse pas. Mark Potts, co-fondateur du site Backfence, qui n’a pas survécu pour ne pas avoir trouvé un modèle économique valable, décrit dans un très bon post de 2007 (!) comment il se sent concerné par le site http://www.westportnow.com/ : uniquement par le fait qu’il a grandi dans son environnement physique. Sinon, ce site n’aurait pas eu de signification pour lui.

Le journalisme hyperlocale, dans l’esprit du web 2.0 sera, dans ses différentes formes, co-générée par les citoyens. Dans les exemples, il y a du “bottom-down” et du “bottom-up”, il y a des site agrégateurs d’actualités, les blogs, et les sites qui sont gérés par les professionnels (les journalistes). Voici un article de l’agence Rampazzo (février 2009) qui décrit bien le phénomène du journalisme hyperlocal et de ses limites. Et un autre (excellent !) post (mars 2010)  sur le site www.journalismes.info sur la philosophie et les enjeux (modèles économiques).

Facteurs clés…

1. Les réseaux sociaux, accélérateurs d’une tendance
Il est évident que le journalisme hyperlocal et nos comportements sur les réseaux sociaux (l’abonnement que nous prenons aux vies de nos proches et/ou de nos marques préférés), s’influencent réciproquement. Nous sommes tous devenus créateurs d’actualités, du simple témoins jusqu’aux bloggeurs influents, et Facebook, Twitter et les sites de partage (Flickr, YouTube) prouvent que nous consomment ces actualités en grandes quantités.

2. Géolocalisation, géotagging, réalité augmentée
Les applications diverses du type FourthSquare ou Layar, notre mobilité et l’envie de partager où l’on se trouve avec ses amis ou co-clients d’un établissement / marque, vont inexorablement ajouter une couche “réalité augmentée” aux sites d’actualités hyperlocales.

3. Création d’une vraie communauté…
Créer une vraie communauté est une affaire à long terme, et nécessite un réel investissement, de la part de tous les acteurs. Motiver les gens de venir sur un site est une chose, mais les motiver à publier, à générer un contenu  nest pas gagné. Là aussi, je réfère au post de Mark Potts.

4. L’échelle juste
L’exception française, le grand nombre des communes, rend la publication des plateformes “journalisme hyperlocale” plutôt compliquée : certes, on pourra se concentrer à des échelles Pays ou Communauté de Communes, mais la définition de l’échelle me semble importante.
Car il faut trouver suffisamment de prescripteurs et d’acteurs actifs pour pouvoir animer la communauté, afin qu’elle gagne toute son importance pour les lecteurs. Et si les Communautés de Communes ou Pays sont bien implantés par endroits, ce n’est certainement pas le cas partout. Souvent, il s’agit des “aggrétateurs de compétences”, plus que de vraies communautés, et c’est souvent une choix. Alors, dans ces cas, quelle échelle trouver ?

Quel intérêt pour les acteurs économiques et territoriales en France ?

Les pages "j'aime" de la fanpage La Grosse Talle sur FacebookIl est évident que les acteurs économiques et territoriales ont trouvé Facebook et l’ont intégré dans leurs web stratégies. L’explosion des pages fan (“j’aime”) sur Facebook en est la preuve.  Avec cette tendance, nos “murs” sur Facebook sont devenus une sorte de feed d’actualité “hyperlocale” : nous pouvons désormais non seulement nous abonner aux nouvelles de nos amis et aux ceux des amis des amis, aux actualités de nos centres d’intérêt, mais aussi aux actualités hyperlocales. Certes, elles ne sont que rarement écrites par les journalistes, et relèvent souvent du domaine des annonces et témoignages, mais par ce fait, Facebook semble accélerer la tendance.

En revanche, peu sont ceux qui ont lié ces pages “j’aime” à leur fanpage, et pourtant cette action semble une belle opportunité d’offrir les actualités et nouveautés liées au sujet de la “fanpage”.

Lier les contenus, tel qu’un aggrégateur, ouvre des liens faciles vers des contenus qui risquent fort de les intéresser.

Dorénavant, on distingue des “communautés de fait” via certains comptes Facebook, aussi bien au sein des entités géographiques (comme en Deux-Sèvres), qu’autour des sujets (tourisme 2.0, par exemple).

Je considère que la tendance du journalisme hyperlocale est importante pour les territoires et notamment pour les territoires rurales, car l’innovation et la rénovation pourront justement venir des tandems communauté que le hyperlocal suppose et l’ouverture vers l’extérieur que le web offre, et des partenariats privé – public.

Reste à régler la question de l’échelle :-) .

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Santé 2.0 : le défi lancé aux mutuelles pour une nouvelle innovation, 60 ans plus tard !

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La première scène se déroule devant une mutuelle, lundi soir : une voiture, et un dircomm, un responsable Internet, un responsable marketing et un responsable service santé montent à Paris, où une conférence sur la nouvelle approche de la santé se déroulera.  Mais d’abord un bon diner et une soirée sympa. Ensuite, ils y passent deux jours et retournent avec pleins d’idées, qu’ils vont rédiger dans un rapport (avec leurs connotations “+” et “-”) afin d’en parler aux responsables et de voir ce que ce mouvement pourra faire pour eux.

La deuxième scène se déroule très tôt, mardi matin, Place de la Brèche : un car stationné et une cinquantaine de personnes se rassemblent – responsables marketing, communication, Internet, santé de toutes les mutuelles à Niort, mais aussi des directeurs d’agence, des assurés habitués des hôpitaux, quelques médécins, infirmières et responsables de l’hôpital de Niort. Ils ne se connaissent pas vraiment, à part quelques-uns qui ont passé une journée de formations aux réseaux sociaux ensemble.

Objectif : une conférence à Paris, sur les enjeux et nouvelles approches de la “Santé 2.0″. Pendant ces deux jours denses d’impressions et de contacts, ils rentrent le mercredi soir et se sentent tous concernés : ils se connaissent mieux, tous avec leurs histoires et parcours, et de nouvelles idées sont en gestation.  La première entre elles : rester en contact, organiser des rencontres style “prospectives” et réunions informelles pour essayer de formuler de nouvelles tendances et pour voir comment ils pourront contribuer à ces changements !

A l’heure où les français se battent pour plus de gendarmes dans les rues, plus d’enseignants dans les écoles, plus de personnel dans les hôpitaux… il est temps de découvrir un mouvement international qui se bat pour… une réorganisation profonde de la “filière” santé qui mènera peut-être à moins de moyens mais déployés différemment. Ce mouvement s’appelle “Health 2.0″, ou “Santé 2.0″ en français et une conférence sera organisée à Paris, les 6 et 7 avril prochains. Cliquez ici pour l’invitation à cet évènement intéressant, ouvert à tous ceux qui s’intéressent à la santé.

Le monde a change… ou bien c’est ce que je pensais
Je passe ces jours-ci plus de temps dans un hôpital que j’aurai préféré et l’observation des méthodes et moyens m’ont surpris : on se plaint qu’il y a trop de travail (visible d’ailleurs, à travers des piles de dossiers dans des tas sur chaque bureau), mais on attend tous tranquillement notre tour pour compléter des dossiers administratifs  ?

Sérieusement : compléter un dossier au secrétariat et ensuite être envoyée dans le hall d’entrée pour un autre dossier pour votre admission… en 2010 ? Je rêve, je pourra le faire à la maison et le déposer sur un espace de travail collaboratif, ou quelque chose de ce genre. Mais je commence aussi à comprendre pourquoi les hôpitaux ont besoin de plus d’argent. Plus de gens dans les hôpitaux + pas de changements de méthodes = plus grand besoin des moyens.

Je ne dis rien sur le personnel : super sympa, gentils, rassurant. Mais une organisation datée qui transpire des gens surmenés. Dommage.

Santé 2.0 : à quand les services de la filière santé orientés client ?


La santé se met au 2.0 (si, si…) from Jean Michel Billaut on Vimeo.

“Santé 2.0″ est plus qu’un mouvement qui réfléchit sur les “process”, mais disons que cette notion fait partie de notre vécu dans un hôpital.
Dans le monde du Web 2.0, au final, le client crééra le produit avec le fournisseur. Le fournisseur s’organise en ligne pour écouter sérieusement les besoins des clients/co-producteurs
afin de garder des clients satisfaits. Et… pour continuer à évaluer, puis évoluer son produit/service.

Dans le monde de la santé, le patient/client a parfois l’impression de devoir se contenter car c’est un service public et dans le service public on veut que le bien pour vous. Et attentation : on sait ce qui est bien pour vous !

Je parie que, une fois rentrés à la maison, les fournisseurs dans la filière santé sont des clients comme vous et moi : ils ont les mêmes exigeances de personnalisation des services et produits, ils veulent être écoutés, et quand ils ne sont pas contents, ils veulent le faire savoir.

Etre écouté” est le sujet d’ailleurs, de cet article intéressant sur le rôle de la narration dans l’évaluation des services médicaux, où le patient est invité à décrire ses expériences et qui démontre les effets intéressants pour une amélioration de la qualité.

Health 2.0, un mouvement international : un défi pour les mutuelles de la santé
Je lance un défis aux mutuelles : le moment est venu de créer des plateformes, d’investir des réseaux sociaux, pour mener un debat de fond avec tous les acteurs sur l’avenir de la santé. Payeurs et bénéficiaires, mais également les professionnels et l’état : nous sommes tous concernés.

Il y a 60 ans, les mutuelles étaient des mouvements innovants en créant une égalité face à la santé, en mutualisant les moyens.
Les mutuelles pourraient revenir à leurs sources en chercheant comment innover de nouveau. Et ce ne sera plus possible de le faire mutuelle par mutuelle ; ça, ce sont des réflexes du siècle dernier. Aujourd’hui, on construira l’avenir ensemble
.

Je vous invite à suivre la conférence sur Twitter, les 6 et 7 avril 2010 en utilisant le “hashtag” #health2eu – comme indiqué sur le blog de Denise Silber, qui est à l’origine de cette conférence.

Et pour ceux qui ne pouvons pas être de parti, rendez-vous du 19 au 21 mai 2010, également à Paris pour le “Health Executive Summit“, les néerlandais seront de nouveau bien représentés :-) #fièredemesorigines

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Facebook comptes Conseils Généraux : mais où sont vos élus ?

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Vendredi dernier, j’ai découvert le compte Facebook du Conseil Général des Deux-Sèvres, toute contente. Arrivé dimanche, ma demande de confirmation d’amie est toujours en attente, il faut croire que c’est dû au long week-end, sinon, ….. ?!

Cette découverte était une incitation à effectuer un petit tour d’horizon et voilà les résultats (à ce jour) : en tout, j’ai découvert une quinzaine de comptes Facebook des Conseils Généraux, avec entre 3 (Ardèche) et 7317 fans (Haute-Loire). Seulement un Conseil Général a opté pour un “compte personnel”, celui de mon département. Ca fait un peu mal pour le citoyen engagé que je suis, même sans droit de vote :-) .

La problématique des différents comptes pour les institutionnels
En fait, Facebook connaît à ce jour quatre types de comptes :


  1. le compte personnel : vous pouvez devenir “ami(e)“, c’est une action réciproque. Un compte personnel est la base pour les autres comptes, sans ce compte pas une fanpage ou groupe possible. En revanche, le compte personnel est formellement proscrit par Facebook à des usages de promotion de votre marque, entreprise ou collectivité…
    La problématique pour une collectivité est que ce compte de base doit appartenir à quelqu’un qui ne peut pas décéder, ne pas être réélu, changer de poste, déménager, … L’option la plus simple reste sans doute d’inventer une personne neutre, et “effacer” ce compte au profit de la fanpage ou du groupe. Ce n’est pas tout à fait légal non plus (cf. l’extrait des conditions ci-dessous), mais sans doute le meilleur compromis…
  2. le fanpage : vous pouvez devenir “fan“, vous “abonner” aux flux de votre marque, artiste, entreprise ou collectivité et suivre les publications sur votre mur. Attention : bientôt, Facebook va changer le mot “fan” par “j’aime”.
  3. le groupe : vous pouvez devenir “membre” d’un groupe. Les publications sont affichées sur le mur des administrateur(s) du groupe, mais non pas sur le mur des membres. Il faut y aller pour participer aux discussions ou réagir à des publications.
  4. Nouveauté : Facebook Page Communautaire

Facebook vient de lancer un quatrième type de compte, la “page communauté” : il s’agit ici d’une “fanpage” mais celle-ci pourra être gérée par la communauté Facebook une fois devenue extrèmement populaire (ayant atteinte des milliers de fans).  La fanpage communauté deviendra une sorte de Wiki.  Explications des “Facebook Community Pages” sur le site de Mashable :

A company spokesperson tells us that Community Pages “give our users opportunities to express their enthusiasm and creativity, while allowing for Official Pages to continue representing official entities such as businesses, bands and public figures.”

L’objectif serait donc de garder les fanpages populaires destinées à faire ce que la plupart des marques souhaitent faire : passer une pub. Alors que les “Pages communautaires” seraient plutôt destinées à l’échange. A suivre de près le fonctionnement des pages communautaires, car elles pourraient devenir un enjeu intéressant pour les collectivités!

Un compte perso pour votre entreprise, marque ou collectivité : délicat
Tout d’abord, délicat parce que ce n’est pas permis.
Je ne serai pas à l’aise si un jour je devrais me battre contre Facebook ; mieux vaut respecter leurs règles.

Il y a toutefois d’autres bonnes raisons de respecter les règles :

  1. arrivé à 4 999 amis, Facebook peut fermer votre compte. Convaincre vos “amis” a appuyer sur le bouton “devenir fan” n’est pas une cause gagnée. La Rochelle Ensemble en fait les frais : compte personnel, 4 999 amis et à ce jour “uniquement” 1 930 fans et quelques “amis”  agaçés par les rappels réguliers de devenir fan… Et par ailleurs, comment savoir si ce sont les mêmes, compliqué en cas où vous souhaitez un jour analyser les profils de ceux qui vous suivent ? (D’ailleurs, vous voyez ce qui est incompréhensible pour un utilisateur sur l’image de La Rochelle Ensemble ?)
  2. une manque d’ambition : les Deux-Sèvres comptent quelques 300 000 administrés… dont 4 999 uniquement peuvent devenir amis, les premiers venus sont les premiers servis ?
  3. “devenir ami” est soumis à l’approbation de l’administrateur – ehhhh… délicat.
  4. les fanpages sont indexées en temps réel par Google, alors que les comptes perso ne le sont pas (heureusement)
  5. pas facile de faire une recherche pour un conseil général si on sait qu’il a un compte perso : il faut passer par tous ces facebookers qui ont écrit dans leur profil qu’il travaillent dans un Conseil Général ou l’ont nommé par ailleurs…
  6. si vous administrez des fanpages, vous recevez une synthèse d’activités par semaine, ce qui vous permettra de faire évoluer votre action !
  7. et “last but not least” : une fan page pourrait être transformée en “Page communautaire”, permettant ainsi un débat entre collectivités et citoyens !

Autres observations : les tendances et opportunités manquées
La recherche des Conseil Généraux m’a permis d’observer quelques autres tendances…

  • à des nombres de fans inégaux, les conseils généraux utilisent leurs comptes Facebook comme des agences de presse : ils émettent systématiquement leurs messages, il n’y a presque pas d’intéraction avec les citoyens.
  • parfois on observe des chevauchements avec les CDT ou autres services (on vante les enjeux touristiques) …
  • nulle part, j’ai pu découvrir une discussion derrière l’onglet concerné… !
  • les comptes FB des CG sont probablement des comptes mis en route par des techniciens. Mais attention : à aucun moment vous savez à qui vous pouvez vous adresser, car ils sont plus neutre que neutre. Cela n’incite pas forcément à un dialogue et on peut donc se demander à quoi ça sert, si ce n’est de ne plus imprimer leur magazine à terme…

Bref, la grande opportunité, d’agir pour rentrer en contact avec des citoyens, n’est pas saisie du tout. Pire : où sont vos élus ?

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Pourquoi ne demandons nous pas aux jeunes d’apprendre aux profs ?

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Je suis une fan absolue des conférences de TED (“Ideas Worth Spreading” : Idées qui méritent d’être diffusées). Le 20 novembre, j’ai essayé de partager un peu de cette excitation lors des TEDxAmsterdam. Vous pouvez regarder sur http://search.twitter.com avec le mot clé #tedxams pour voir le flux qui s’est produit lors de cette conférence, et vous trouverez des commentaires de moi en français. (Car au fond de moi j’espère bien évidemment que le TED se déroulera à Paris un jour, ou, encore mieux : en province, comme pour souligner les pensées “out of the box”.)

Et à chaque fois je suis particulièrement touchée par les conférences de Pranav Mistry, qui a inventé le “Sixth Sense”. Aujourd’hui, j’ai regardé une conférence récente de ce jeune inventeur (cf le vidéo ci-dessous – il n’existe pas encore en français, mais les images sont parlantes !).

L’espoir et la vision sur le tandem “technologie – humanité” qui émanent des paroles et de la personne de Pranav Mistry sont, en ce qui me concerne, de véritables enjeux pour l’avenir.

Apprendre à interpréter le web
Ce vidéo m’a fait penser qu’il est infiniment dommage que nous ne demandons pas à nos jeunes d’instruire leurs professeurs dans la lecture de ce qui se passe sur le web. Car on parle beaucoup de “il faut leur apprendre à interpréter”, mais puisque la majorité des professeurs ne sont pas des habitués du web pour commencer, il est improbable qu’il soient capables d’apprendre à interpréter aux autres…

Experts vs amateurs
Une des caractéristiques du web 2.0 est la disparition, ou encore, une autre définition des concepts “expert”
vs “amateur”. Ce sont de véritables questions qui méritent un peu plus d’attention que de simples “il faut que..” ou “yaka…”. Enjeux, opportunités, changement de métiers, bref, il y a de quoi s’intérroger.

Dans l’enseignement, le professeur est la personne “experte” et l’élève la personne qui doit apprendre. L’enseignant se trouve dans encore beaucoup de cas devant la classe, les élèves côte à côte, dans les rangs. Debout vs assis. On est comme dans une émission téle, en quelque sorte. Les professeurs demandent une attitude active des élèves, mais les télés ne le permettent pas vraiment.
Les élèves, de leur côté, sont habitués à faire de l’interaction, du partage, du collaboratif, avec leurs petits écrans : téléphones mobiles et ordinateurs.

Ils sont les experts dans l’utilisation des outils qui permettent aller sur le web. Ils sont, pour une bonne partie, également des experts du web : ils sont contributeurs, lecteurs, ils partagent, ils créent, ils vivent une partie de leur vie en ligne.
Les professeurs n’ont pas vraiment la culture du web *). Certes, il savent utiliser un ordinateur, mais ça reste pour beaucoup d’entre eux une machine en dehors de leur expérience physique.

Il me semble donc qu’il y a là une énorme chance de faire avancer les choses, pour ceux qui l’osent ! Osent se mettre ouvertement dans la position de l’élève, de celui qui a à apprendre. Qui ose faire des erreurs, des faux pas. Partager les succès et passions pour ce qui se passe sur le web.

Le plus grand plus dans cette histoire ?
Du respect mutuel, l’apprentissage de comment devenir adulte (car portant des responsabilités) et la possibilité que les professeurs pourront véritablement discuter avec leurs élèves sur le web à long terme, les responsabilités en ligne, la lecture des signes, l’interpretation. Offrir une ouverture aux élèves comme aux professeurs.

*) Excusez-moi pour ceux qui sont professeurs/enseignants ét expert du web :-) .

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Twitterlists et colloques

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gencDepuis que je suis active sur Twitter, j’ai suivi un certain nombre de colloques et conférences, en me connectant sur http://search.twitter.com et en saisissant le mot convenu, précédé par le ” # ” (hashtag, en anglais).

Le fonctionnement est assez incroyable: les gens dans la salle “tweetent”, et ceux qui ne sont pas présents, peuvent se mêler dans la discussion. C’est ainsi qu’une discussion entre un public restreint, au printemps 2009, aux Etats-Unis, a finalement été “ouverte” au public par les tweets. Car dans la salle, les “experts” se sont trouvés confrontés avec des paroles de qualité… venant de l’extérieur.

Il arrive que les organisateurs sont préparés à ce phénomène et projettent les résultats du “search.twitter.com” en direct sur un écran, pour que l’ensemble du public puisse suivre ce qui s’écrit sur Twitter.

Dans ce cas, il est parfois difficile de suivre les tweets, car entre questions et remarques, pas toujours facile de se répérer. Je vous conseille de lire ce témoignage sur un colloque sur la “Génération C”, tweeté en direct par #genc ! (voir également l’image à gauche)

Les twitterlists
Une partie de la problématique pourrait être résolue par la nouvelle fonction en Twitter : les “lists”. Au moins, il sera possible d’identifier les participants à la discussion.

twitterlistsCe qui permet de fluidifier les “tweets-en-réponse-de” et d’envoyer les questions en retour directement à un participant identifié, et par cela, à clarifier le flux de phrases.

De cette même façon, pratique aussi, les listes, pour l’utilisation de Twitter en classe ou en formation. Affaire à suivre !

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“Co-working places”… est-ce que cette tendance sera un modèle valable pour les territoires rurales ?

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En croisant les tendances, on peut distinguer de nouveaux phénomènes qui émergent. L’intérêt est de voir où pourra se situer la plus-value et si c’est le cas, comment on peut faciliter ‘la prise de la mayonnaise’.

- si la tendance de l’émergence des toutes petites entreprises se confirme, en d’autres mots… si tous les ex-salariés des boîtes x,y,z se mettent à leur compte…

- s’il existent déjà de nombreux réseaux, aussi bien inter-professionnels que intra-professionnels…

- si le télétravail se confirme…

- si l’humain a tout de même besoin des contacts “IRL” (In Real Life, dans la vie réelle)…

- si l’économie a besoin de croisements et de “hyperliens” pour sa croissance…

Voilà l’intérêt des “Co-working Places”, système inventé aux Etats-Unis, mais importé en France depuis quelque temps.

Qu’est-ce un Coworking Place ?

From the Woworking founders

C’est un endroit, convivial, où vous pouvez venir travailler, prendre un café, rencontrer d’autres qui y travaillent, bref : un endroit où on travaille indépendamment, mais ensemble. Qui facilite les échanges, qui permet de s’allier pour des projets, qui permet tout simplement de prendre un peu l’air si le travail à domicile devient un peu trop solitaire.

Les Coworking Places fonctionnent avec un système d’abonnement : le plus souvent il s’agit d’un prix pour la totalité de la prestation.

Quel inérêt pour les territoires ?
Il est évident qu’installer un Coworking Place en ville, ça se paye. Mais avec un nombre croissant de professionnels travaillant indépendamment, à partir de leur domicile, installés dans les campagnes, il serait intéressant de savoir à partir de quelle taille un Coworking Place pourra devenir un réel projet. Pour cela, les partenariats public-privés pourraient être intéressants, car la présence de tels endroits, tels que les pépinières d’entreprises, devient un facteur d’attractivité en soi et peut faire la différence entre une installation ici ou là.

Quelques ressources et initiatives françaises et étrangères…

- Coworking community blog

- La Cantine, coworking place à Paris :

“Ce lieu, entièrement conçu pour le travail collaboratif, facilite les coopérations fluides. De plus, la Cantine s’ouvre aux réseaux français et internationaux qu’ils soient des lieux de co-working, des plateformes artistiques, des lieux alternatifs, des pôles de compétitivité, des laboratoires de recherches spécialisés, des écoles ou des université.

La cantine a pour but de faire se croiser des mondes qui travaillent dans des lieux éclatés afin de mutualiser les moyens et les compétences entre développeurs, entrepreneurs, usagers, artistes, chercheurs et étudiants. C’est donc un lieu de rencontre, d’informations, d’échange et de complémentarité entre des acteurs éclatés axé sur l’intelligence collective.”

- Le groupe “coworking Nantes” (“bosser en colloc’ “) sur Facebook, créé par Rachael Hampton (que je connais par le réseau European Professional Women’s Network)

- Nomadz, coworking place aux Pays-Bas (La Haye) – allez hop ! un peu de pub pour les néerlandais :-)

- A Los Angeles, Coworking Place à Fullerton

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La virtualisation et le touriste de demain

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La “virtualisation de notre environnement” n’a pas été retenu comme “probabilité” lors de nos réunions (2008) pour le Groupe Prospective pour le tourisme en Poitou-Charentes en 2025 et on a eu tort ! Je me reprends : ce n’est déjà plus une probabilité, c’est une réalité.

Tour virtuel de VersaillesEn France, cela a commencé par le projet “Grand Versailles Numérique“, qui vise à préparer le tourisme2.0 en déployant les outils numériques et en se préparant pour “accueillir” les touristes possédant l’attitude et la culture dite du Web2.0. On peut désormais visiter des parties du Château de Versailles … virtuellement.  Et après Versailles, le Musée du Moyen Age à Paris propose toute une gamme d’outils numériques pour préparer votre visite ou tout simplement, pour la remplaçer par une visite virtuelle.

Parallèlement, arrivent les applications pour téléphones portables qui vous indiquent où vous êtes et ce qui vous entoure, dites “augmented reality” ou de “réalité augmentée”. Ces ‘applications superposent les données des sites comme Wikipedia et Wikitude.me aux données GPS traditionnelles et vous permettent d’ajouter vos données propre à vous. Les bases de données dans le monde entier seront encore plus liées pour offrir aux internautes la superposition des données qu’ils souhaitent avoir pour faciliter leurs vies.
Si ces applications sont la suite logique des GPS, qui ne sont pas si vieux que ça … combien d’années pensez-vous avant qu’elles seront omniprésentes ? Il suffit de surfer un peu pour découvrir des articles sur ces applications un peu partout, en voilà un sur le site du ReadWriteWeb (anglais).

Visite virtuelle vs. visite réelle
Wikitude.me IPhone application augmented realitySi on veut préparer un avenir “tourisme 2.0″, mieux vaut inclure les nouvelles attitudes et cultures qui se dessinent. Au lieu de refléchir en “pertes” il va falloir raisonner en “opportunités” ou, si on veut, en “défis”. Et pour cela, il sera obligatoire de remettre en cause nos préalables. Car notre culture veut que la visite réelle à un lieu prime de loin à une visite virtuelle : “l’expérience réelle” se dit plus “vraie”, authentique et de qualité qu’une visite virtuelle. Rien à voir… sauf …

Oui, sauf si vous habitez trop loin, si n’avez pas les moyens d’aller voir le monde entier, et je me passe des gens qui ne peuvent pas se déplacer (handicapés, malades, âgés, ou pour d’autres raisons). Encore une fois, la “bonne attitude”, le politiquement correct, sous-entend les moyens, la santé et la culture nécessaires à de telles expériences.
Ou… sauf si vous êtes issu de la Génération Y, pour qui nos certitudes sont moins évidentes !

Le tourisme sera mobile et virtuel… il est temps de le préparer !
On n’est pas encore exactement rendu à la visite virtuelle du marché aux bestiaux de Lezay, ni à la visite virtuelle du Marais Poitevin, pour citer deux destinations touristiques des Deux-Sèvres qui ne sont pas de la même taille, mais tous les deux des moteurs économiques.
Car difficile encore pour les acteurs touristiques de s’imaginer comment on pourra vendre et monnayer une destination touristique par la voie virtuelle. Les premières expériences, outre la vente des DVD’s, sont pourtant déjà là, comme pour la visite virtuelle de Versailles… payante !
Mais à quand, par example, la mise en réseau des producteurs des produits du terroir qui, pour certains, sont déjà présents en ligne, ou les librairies, à côté des restaurants et hôtels, pour être présents dans les applications dites “augmented reality”, ces applications mobiles ?

Cette démarche demandera un effort financier considérable et une vision à long terme. Non seulement par rapport au projet final (si projet final est… rien n’est moins sûr dans le monde 2.0 !) mais aussi efforts et une vision par rapport à la mise en réseau de tous les acteurs : institutionnels, privés, producteurs, prestataires du tourisme, artistes, groupes de spectacle, amateurs lambda, et à ne pas oublier les prestataires des services à la personne qui ont certainement un marché à prendre… bref vraiment tous ceux qui animent, dans la vraie vie, une destination.

Il va falloir faire preuve de beaucoup de courage, de volonté politique, de transparance et de confiance pour y arriver ! Mais les enjeux sont énormes… et si on commençait par regarder les opportunités… ensemble ?

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Online: le Tourisme2.0, ou le retour de la passion dans le marketing du tourisme

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Tourisme2.0, un compte Twitter dans l'application Seesmic

Transparance oblige… :-) . Si vous ne pouviez pas être parmi nous pour la conférence sur le Tourisme2.0 à Guérande la semaine dernière, vous pouvez désormais visionner ou télécharger la présentation ici.

Cette semaine, je reviendrai également sur quelques sujets qui ont été élaborés lors du débat, avec des éléments nouveaux.

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Conférence-débat sur l’approche “Web 2.0″ pour le tourisme : du “e-Tourisme” au “Tourisme 2.0″

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Ou : le retour de la passion dans le tourisme.

Le tourisme a traversé d’énormes changements dans les dix dernières années : nous avons assisté à l’évolution du “Tourisme” au “e-Tourisme”. Et voilà, à peine intégré, arrive le “Tourisme 2.0″. Au programme pour demain : le “Tourisme² “…. ?

Ces changements ont d’énormes conséquences pour l’organisation même de la filière entière, car ils bousculent tout le paysage institutionnel et relationnel de fond en comble. Et demandent des efforts considérables des prestataires touristiques, qui ne sont pas toujours des professionnels de la communication…
En juin dernier, j’ai écrit un article sur le sujet dans le journal Le Petit Economiste . Il y a des changements à faire, mais il est loin d’être sûr qu’ils sont dans l’air… et pourtant, on n’a pas de temps à perdre pour motiver les élus à tenter l’aventure du Web 2.0 d’un côté, et pour professionaliser les prestataires touristiques, sur lequel repose le tourisme, de l’autre côté.

logo_futurouestJ’ai l’honneur et le plaisir de présenter une conférence-débat sur le thème  “WEB 2.0 = L’intelligence collective / Applications au Tourisme à Guérande, en Bretagne, vendredi 18 septembre de 18h00 à 20h00 – Entrée libre. Si vous souhaitez en savoir plus, vous êtes le bienvenu !

La conférence est organisée par le Groupe Futurouest, en collaboration avec le Comité Départemental de Loire Atlantique.

Plus d’infos et inscription : Institut Régional de Recherches Prospectives (Association) du Groupe FUTUROUEST :
3 boulevard Cosmao Dumanoir 56100 Lorient  /  Tél. 02 97 64 53 77 /  Fax 02 97 64 43 71  /   www.futurouest.comcontact@futurouest.com

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Web 2.0 : de quoi parle t-on ? – Conférence à Niort, le 9 juin 2009

Categories:   Actualités, Web 2.0, Web 3.0, ...
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Mardi 9 juin à Niort – Musée d’Agesci – 18 h. – A travers l’exemple de blogs d’entreprises ou de plateformes collaboratives Beer Bergman, Jean-Christophe Gilbert et Stéphane Traumat (dont c’est le métier) vous présenteront ces technologies du Web 2.0 et les principes de la communication sur le Web via les réseaux sociaux :

  • Quels  sont les outils pertinents du Web 2.0 ?
  • Quel intérêt pour votre entreprise?
  • Comment les mettre en place?

Une JET (Journée d’Echanges Techniques) ouverte à tous – entrée gratuite…
A l’issue de cette présentation, nous pourrons échanger librement et toutes vos questions sont les bienvenues.


Cliquez ici pour réserver votre place - Inscription gratuite et sans engagement sur le site du Spn

logo_spn

L’expression Web 2.0 a été proposée pour désigner ce qui est perçu comme un renouveau de l’Internet.

L’évolution ainsi qualifiée concerne aussi bien les technologies employées que les usages. En particulier, on qualifie de Web 2.0 les interfaces permettant aux internautes d’interagir à la fois avec le contenu des pages mais aussi entre eux, faisant du Web 2.0 le web communautaire et interactif. *

* Source : Wikipedia

Intervenants :

Beer Bergman | Quixys France Services Internet

Jean-Christophe Gilbert | Artisan Internet

Stéphane Traumat | Scub

SpN – Jet “Web 2.0 ” du mardi 9 juin 2009 à Niort – Musée d’Agesci – 18 h.

Musée Bernard d’Agesci : 28, Avenue de Limoges – 79000 Niort – 05 49 78 72 00

Au plaisir de vous rencontrer à Niort !

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