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Réseaux sociaux et recherche de travail 1/2

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Lors des ateliers à Sciences Po Avenir, j’ai eu le plaisir d’échanger avec des étudiants en fin de cursus sur l’intérêt des réseaux sociaux professionnels et les autres réseaux et plateformes, y compris ce que j’appellerai plutôt des plateformes de publication, de partage et de “curation”, pour la recherche du travail. Ou comment accéder à un premier poste, à un stage, qui a un intérêt pour vous, via les réseaux sociaux.

Voici la présentation utilisée lors des ateliers et un premier article, dans lequel j’explique une partie de ce qui s’est dit, notamment sur la différence entre un CV sur papier et un CV en ligne. Dans un deuxième article, je continuerai la réflexion sur la différence entre un “me place” et un “we place”.

Introduction Réseaux Sociaux et recherche de travail | Sciences Po Avenir from Beer Bergman

Le CV papier, ou du transfert de personne à personne (et ses limites)
En 2009, un an après les licenciements de 780 salariés de la CAMIF, j’ai été invitée à donner une intervention auprès d’un quinzaine parmi eux, dans le cadre d’une formation E-marketing. Les personnes en question avaient entre 30 et 55 ans, et étaient pour la plupart des anciens directeurs artistiques, graphistes ou alors chargés de la communication. Ils avaient choisi de se reconvertir pour trouver du travail dans l’univers du web.

Avant mon intervention, un ancien DA se lève et me donne un CV sous forme de papier. Que je refuse. Pourquoi ? Parce que je suis gérante d’une toute petite entreprise, qui n’avait pas de poste en pourvoir. Et parce que le bout de papier terminerait sur un tas… d’autres CV, le plus souvent des personnes moins âgées, avec moins d’expérience dans une grande entreprise, mais considérablement plus expérimentées dans des démarches en ligne et moins “formatées” par les systèmes lourds. Ces CV restent dans leur tas, car je ne pouvais pas vraiment les faire suivre par… quoi exactement ? Car le propre de mon travail était (et l’est toujours) que je travaille en ligne, avec des échanges virtuels, sans beaucoup de contacts en vis-à-vis (IRL, In Real Life) avec d’autres chefs d’entreprise. La démarche de “personne à personne” ne marche pas dans une entreprise nouvelle génération de petite taille en milieu rural (et donc loin des autres)..

Le CV papier est une démarche adaptée à une entreprise qui a un service RH, car ils ont les outils et les procédures de les stocker et de les ressortir dès qu’ils ont besoin d’un tel ou tel type de profil. Le CV est généralement envoyé sous format papier à quelqu’un que vous avez détecté comme personne clé dans la recherche d’un travail, un directeur RH ou un chef d’entreprise. Les CV que j’ai reçus au cours des quinze dernières années étaient tous destinés à moi comme employeur. Ne pouvant pas donner suite à ces requêtes, je n’ai pas non plus pu les ‘retenir’ sous forme digitale quelconque, car … le papier, ça dit tout :-).

Le CV en ligne, un “me place”
Parmi les gens que je rencontre lors de mes interventions, la plupart n’a pas de profil établi ou actif sur LinkedIn ou Viadeo. Logique pour eux, car si je les ai en tant que stagiaire, leur formation est payée par leur employeur. Dans les raisons invoquées pour ne pas ouvrir un compte sur un réseau professionnel, figurent “je ne suis pas à la recherche d’un travail”, “je ne saurai pas quoi faire autrement” ou alors “je suis en fin de carrière”.

Or, devenir actif sur un réseau professionnel devrait se faire bien en amont de la recherche d’un autre poste : c’est une démarche continue de gestion de carrière et d’opportunités commerciales ou autre, opportunités qui peuvent uniquement se produire dans le processus, et qui pourraient vous surprendre ! C’est donc incontestablement un investissement à long terme, complémentaire à l’investissement dans vos réseaux réels, qui peut ou ne peut pas se focaliser sur un objectif précis, et qui laisse davantage d’espace pour une démarche focalisée sur ce processus.
Je le compare toujours avec ce que j’enseignais pendant mes cours de dessin/peinture : “il ne faut pas vouloir faire ce que vous aimez, mais il faudrait aimer ce que vous faites”. En d’autres mots : laisser l’espace pour l’inconnu, ne pas se cartonner dans une réflexion inflexible vous permet de rester agile et de réagir à des opportunités imprévues qui pourraient vous offrir bien plus. Et qui mènent plus facilement à un travail que vous allez aimer faire !

Côté pratique, ouvrir un compte sur un réseau professionnel tel que LinkedIn ou Viadeo suppose à minima la mise en place de votre parcours : vos formations, vos employeurs, les projets que vous avez menés à bien. Et pourquoi ne pas utiliser une des plateformes de réalisation d’un CV sous forme d’infographie, Kinzaa, qui vous fera réfléchir sur des éléments qui manquent dans un CV classique, mais qui vous permettent d’aller plus loin et qui parallèlement permettent à un futur employeur de mieux vous comparer à d’autres candidats ?

Dans un deuxième article, je continuerai la réflexion autour de l’intérêt des réseaux sociaux et des plateformes de partage pour trouver *le* job qui vous ressemble, afin de créer l’opportunité du “bon match”.

Exemple d'un CV sur la plateforme Kinzaa

Source: Top Counseling Schools

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Beer Bergman

Consultante, conférencière, formatrice réseaux et médias sociaux et oui, je l'avoue, social media addict.

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