Twitterlists et colloques

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gencDepuis que je suis active sur Twitter, j’ai suivi un certain nombre de colloques et conférences, en me connectant sur http://search.twitter.com et en saisissant le mot convenu, précédé par le ” # ” (hashtag, en anglais).

Le fonctionnement est assez incroyable: les gens dans la salle “tweetent”, et ceux qui ne sont pas présents, peuvent se mêler dans la discussion. C’est ainsi qu’une discussion entre un public restreint, au printemps 2009, aux Etats-Unis, a finalement été “ouverte” au public par les tweets. Car dans la salle, les “experts” se sont trouvés confrontés avec des paroles de qualité… venant de l’extérieur.

Il arrive que les organisateurs sont préparés à ce phénomène et projettent les résultats du “search.twitter.com” en direct sur un écran, pour que l’ensemble du public puisse suivre ce qui s’écrit sur Twitter.

Dans ce cas, il est parfois difficile de suivre les tweets, car entre questions et remarques, pas toujours facile de se répérer. Je vous conseille de lire ce témoignage sur un colloque sur la “Génération C”, tweeté en direct par #genc ! (voir également l’image à gauche)

Les twitterlists
Une partie de la problématique pourrait être résolue par la nouvelle fonction en Twitter : les “lists”. Au moins, il sera possible d’identifier les participants à la discussion.

twitterlistsCe qui permet de fluidifier les “tweets-en-réponse-de” et d’envoyer les questions en retour directement à un participant identifié, et par cela, à clarifier le flux de phrases.

De cette même façon, pratique aussi, les listes, pour l’utilisation de Twitter en classe ou en formation. Affaire à suivre !

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L’école et le “branding de la promesse” : quand l’école s’investit dans les réseaux sociaux…

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Dans l’ère où les frontières entre l’espace ‘travail’ et l’espace ‘privé’  s’estompent, on peut se demander pourquoi l’école ne s’intéresse pas plus que cela à cette espace ‘privé’. Là où les conversations se passent entre utilisateurs, pour l’instant le plus souvent entre élèves exclusivement…

Lu sur un blog aujourd’hui :

Today brands are being defined by conversations. Brands are defined by what people say about the firm. Is this how your firm is engaging clients?

If the brand for any architecture or engineering firm consists of a set of promises, isn’t it the company that decides the promises? Yes, core values of a firm are created internally, but the branding of the promise happens outside.

“In plain french”, l’auteur dit que l’entreprise est définie par les conversations. Les valeurs de base sont définies par l’entreprise, mais le “branding de la promesse” se passe dehors, dans les conversations d’utilisateurs, prescripteurs et d’autres gens.

Si on traduit cette thèse, on pourra dire que les valeurs de base de l’école sont définies par la communauté de l’éducation. Par contre, elle les véhicule, essaye de les vendre comme on vendait les produits et services autrefois : on répète, on crie, on impose le message “l’école est bien pour vous”. C’est sans prendre en compte que l’utilisateur d’aujourd’hui fait parti de cette génération Y ou GenY, qui fonctionne autrement …

Entreprises et Génération Y

Que fait la génération connectée en dehors les horaires scolaires ? “Facebooker”
Dès que ma fille de 14 ans rentre, elle se connecte. Elle va “facebooker” : elle parle, elle échange des informations sur comment interpréter les devoirs, comment s’y prendre, elle parle sans doute aussi de sa journée à l’école avec ses copines. Photos, vidéos, elle fait appel à toutes les applications et média en ligne.

Alors, ne serait-il pas une bonne idée d’être là où sont vos clients, in casu les élèves (et leurs parents !) ?

Il me semble que les profs et les écoles ont quelque chose à gagner qui est indispensable pour faire adhérer leurs élèves au système : la confiance, et ceci se passe par des relations de personne à personne.
Autrement dit : le branding des promesses !

Courbe d’apprentissage et l’imperfection, ou comment gagner du respect
Puisque les écoles et ceux qui y travaillent ont pris un retard remarquable par rapport à leurs élèves dans ce domaine, il y a là une deuxième chance pour devenir une vraie communauté de gens engagés.

On demande aux élèves d’apprendre. On commence à parler de l’apprentissage continu. Mais à l’école, peu sont ceux qui osent montrer qu’ils ont des choses à apprendre… de leurs élèves.
Et pourtant, si l’imitation est une des façons d’apprendre, il manque une brique essentielle à la boîte aux outils de celui qui est ‘devant’ la classe.

Partant du principe que l’élève est, à priori, également un être responsable qui souhaite devenir aussi un adulte équilibré, je pense que ceux qui travaillent dans les écoles ne pourraient que gagner de la conversation continue en-dehors du temps scolaire.

Les modes d’emploi et la valeur ajoutée des générations plus âgées
Lors d’une de mes conférences, un jeune de 20 ans me disait que notre génération a une vraie valeur ajoutée par rapport aux jeunes : celle du sens du long terme et de l’expérience.

Il y a là sans doute quelque chose d’important pour l’école : l’opportunité d’apprendre d’autres, de nouvelles choses, par rapport à l’utilisation des réseaux sociaux, qui rélèvent de notre expérience et champ de vision plus global.

A condition que cette apprentissage se fasse là où les conversations se passent et pas dans un livre ‘comment utiliser les réseaux sociaux’, car c’est complètement inutile.

La force de la conversation dans les méthodes d’apprentissage
L’utilisation d’une plateforme telle que Facebook n’est pas la même que celle de Twitter, par example. Les adolescents ne sont pas les utilisateurs les plus présents sur Twitter. Twitter est plus un canal pour la génération X et les plus âgés parmi nous. Plateforme d’échanges courtes, de veille, d’apprentissage, de branding, de tout un tas de choses qui se font également, mais différemment sur Facebook.

A nos professeurs et autres intervenants au sein de l’école d’apprendre aux jeunes comment une application telle que Twitter leur pourra être utile !

A propos de Twitter, je vous propose de lire ce billet intéressant d’un essai d’intégrer cette application comme mode de travail dans un classe du lycée à La Rochelle !

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“Co-working places”… est-ce que cette tendance sera un modèle valable pour les territoires rurales ?

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En croisant les tendances, on peut distinguer de nouveaux phénomènes qui émergent. L’intérêt est de voir où pourra se situer la plus-value et si c’est le cas, comment on peut faciliter ‘la prise de la mayonnaise’.

- si la tendance de l’émergence des toutes petites entreprises se confirme, en d’autres mots… si tous les ex-salariés des boîtes x,y,z se mettent à leur compte…

- s’il existent déjà de nombreux réseaux, aussi bien inter-professionnels que intra-professionnels…

- si le télétravail se confirme…

- si l’humain a tout de même besoin des contacts “IRL” (In Real Life, dans la vie réelle)…

- si l’économie a besoin de croisements et de “hyperliens” pour sa croissance…

Voilà l’intérêt des “Co-working Places”, système inventé aux Etats-Unis, mais importé en France depuis quelque temps.

Qu’est-ce un Coworking Place ?

From the Woworking founders

C’est un endroit, convivial, où vous pouvez venir travailler, prendre un café, rencontrer d’autres qui y travaillent, bref : un endroit où on travaille indépendamment, mais ensemble. Qui facilite les échanges, qui permet de s’allier pour des projets, qui permet tout simplement de prendre un peu l’air si le travail à domicile devient un peu trop solitaire.

Les Coworking Places fonctionnent avec un système d’abonnement : le plus souvent il s’agit d’un prix pour la totalité de la prestation.

Quel inérêt pour les territoires ?
Il est évident qu’installer un Coworking Place en ville, ça se paye. Mais avec un nombre croissant de professionnels travaillant indépendamment, à partir de leur domicile, installés dans les campagnes, il serait intéressant de savoir à partir de quelle taille un Coworking Place pourra devenir un réel projet. Pour cela, les partenariats public-privés pourraient être intéressants, car la présence de tels endroits, tels que les pépinières d’entreprises, devient un facteur d’attractivité en soi et peut faire la différence entre une installation ici ou là.

Quelques ressources et initiatives françaises et étrangères…

- Coworking community blog

- La Cantine, coworking place à Paris :

“Ce lieu, entièrement conçu pour le travail collaboratif, facilite les coopérations fluides. De plus, la Cantine s’ouvre aux réseaux français et internationaux qu’ils soient des lieux de co-working, des plateformes artistiques, des lieux alternatifs, des pôles de compétitivité, des laboratoires de recherches spécialisés, des écoles ou des université.

La cantine a pour but de faire se croiser des mondes qui travaillent dans des lieux éclatés afin de mutualiser les moyens et les compétences entre développeurs, entrepreneurs, usagers, artistes, chercheurs et étudiants. C’est donc un lieu de rencontre, d’informations, d’échange et de complémentarité entre des acteurs éclatés axé sur l’intelligence collective.”

- Le groupe “coworking Nantes” (“bosser en colloc’ “) sur Facebook, créé par Rachael Hampton (que je connais par le réseau European Professional Women’s Network)

- Nomadz, coworking place aux Pays-Bas (La Haye) – allez hop ! un peu de pub pour les néerlandais :-)

- A Los Angeles, Coworking Place à Fullerton

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La virtualisation et le touriste de demain

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La “virtualisation de notre environnement” n’a pas été retenu comme “probabilité” lors de nos réunions (2008) pour le Groupe Prospective pour le tourisme en Poitou-Charentes en 2025 et on a eu tort ! Je me reprends : ce n’est déjà plus une probabilité, c’est une réalité.

Tour virtuel de VersaillesEn France, cela a commencé par le projet “Grand Versailles Numérique“, qui vise à préparer le tourisme2.0 en déployant les outils numériques et en se préparant pour “accueillir” les touristes possédant l’attitude et la culture dite du Web2.0. On peut désormais visiter des parties du Château de Versailles … virtuellement.  Et après Versailles, le Musée du Moyen Age à Paris propose toute une gamme d’outils numériques pour préparer votre visite ou tout simplement, pour la remplaçer par une visite virtuelle.

Parallèlement, arrivent les applications pour téléphones portables qui vous indiquent où vous êtes et ce qui vous entoure, dites “augmented reality” ou de “réalité augmentée”. Ces ‘applications superposent les données des sites comme Wikipedia et Wikitude.me aux données GPS traditionnelles et vous permettent d’ajouter vos données propre à vous. Les bases de données dans le monde entier seront encore plus liées pour offrir aux internautes la superposition des données qu’ils souhaitent avoir pour faciliter leurs vies.
Si ces applications sont la suite logique des GPS, qui ne sont pas si vieux que ça … combien d’années pensez-vous avant qu’elles seront omniprésentes ? Il suffit de surfer un peu pour découvrir des articles sur ces applications un peu partout, en voilà un sur le site du ReadWriteWeb (anglais).

Visite virtuelle vs. visite réelle
Wikitude.me IPhone application augmented realitySi on veut préparer un avenir “tourisme 2.0″, mieux vaut inclure les nouvelles attitudes et cultures qui se dessinent. Au lieu de refléchir en “pertes” il va falloir raisonner en “opportunités” ou, si on veut, en “défis”. Et pour cela, il sera obligatoire de remettre en cause nos préalables. Car notre culture veut que la visite réelle à un lieu prime de loin à une visite virtuelle : “l’expérience réelle” se dit plus “vraie”, authentique et de qualité qu’une visite virtuelle. Rien à voir… sauf …

Oui, sauf si vous habitez trop loin, si n’avez pas les moyens d’aller voir le monde entier, et je me passe des gens qui ne peuvent pas se déplacer (handicapés, malades, âgés, ou pour d’autres raisons). Encore une fois, la “bonne attitude”, le politiquement correct, sous-entend les moyens, la santé et la culture nécessaires à de telles expériences.
Ou… sauf si vous êtes issu de la Génération Y, pour qui nos certitudes sont moins évidentes !

Le tourisme sera mobile et virtuel… il est temps de le préparer !
On n’est pas encore exactement rendu à la visite virtuelle du marché aux bestiaux de Lezay, ni à la visite virtuelle du Marais Poitevin, pour citer deux destinations touristiques des Deux-Sèvres qui ne sont pas de la même taille, mais tous les deux des moteurs économiques.
Car difficile encore pour les acteurs touristiques de s’imaginer comment on pourra vendre et monnayer une destination touristique par la voie virtuelle. Les premières expériences, outre la vente des DVD’s, sont pourtant déjà là, comme pour la visite virtuelle de Versailles… payante !
Mais à quand, par example, la mise en réseau des producteurs des produits du terroir qui, pour certains, sont déjà présents en ligne, ou les librairies, à côté des restaurants et hôtels, pour être présents dans les applications dites “augmented reality”, ces applications mobiles ?

Cette démarche demandera un effort financier considérable et une vision à long terme. Non seulement par rapport au projet final (si projet final est… rien n’est moins sûr dans le monde 2.0 !) mais aussi efforts et une vision par rapport à la mise en réseau de tous les acteurs : institutionnels, privés, producteurs, prestataires du tourisme, artistes, groupes de spectacle, amateurs lambda, et à ne pas oublier les prestataires des services à la personne qui ont certainement un marché à prendre… bref vraiment tous ceux qui animent, dans la vraie vie, une destination.

Il va falloir faire preuve de beaucoup de courage, de volonté politique, de transparance et de confiance pour y arriver ! Mais les enjeux sont énormes… et si on commençait par regarder les opportunités… ensemble ?

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